Düsseldorf – Un conseiller en gestion et un couple d’entrepreneurs ont été reconnus coupables d’avoir illégalement exporté des lasers spéciaux vers la Chine. L’affaire, jugée devant le tribunal régional supérieur de Düsseldorf, met en lumière les enjeux du contrôle des exportations de technologies sensibles.
Le tribunal a condamné le conseiller en gestion, originaire de Hesse, à une peine de trois ans d’emprisonnement. Le couple d’entrepreneurs, basé à Viersen en Rhénanie-du-Nord-Westphalie, a écopé de deux ans de probation. Le verdict, prononcé ce 13 mai 2025, n’est pas encore définitif.
Les trois prévenus, qui dirigeaient un cabinet de conseil à Düsseldorf avec des bureaux à Londres et à Shanghai, ont avoué les faits. Ils étaient initialement accusés d’espionnage au profit de la Chine, mais cette accusation a été abandonnée en cours de procès. Le tribunal les a finalement déclarés coupables de violations des lois sur le commerce extérieur et de pratiques commerciales illégales.
L’affaire concerne des lasers à cascade quantique, dont l’exportation vers la Chine était soumise à autorisation préalable. Selon l’accusation, un partenaire commercial des prévenus, directeur d’une académie internationale des sciences à Pékin, avait sollicité ces lasers en demandant que la destination finale, la Chine, reste confidentielle.
À ce stade, le tribunal n’a cependant trouvé aucune preuve concrète que ces lasers aient pu être destinés à des applications militaires.