Home DivertissementTrue story behind Netflix’s ‘haunting’ crime drama about Italy’s most notorious serial killer

True story behind Netflix’s ‘haunting’ crime drama about Italy’s most notorious serial killer

by Antoine Girard

Quarante ans après avoir semé la terreur en Toscane, l’affaire du « Monstre de Florence », premier tueur en série italien moderne, refait surface avec une nouvelle série Netflix qui explore les zones d’ombre de cette enquête complexe et macabre.

En août 1968, Antonio Lo Bianco et Barbara Locci sont retrouvés morts, abattus d’un coup de feu tiré d’une arme de calibre .22, près de Signa, une petite ville à l’ouest de Florence. L’époux de la victime, Stefano Mele, est initialement accusé et condamné à six ans de prison. Cependant, l’affaire prend une tournure inattendue lorsqu’un nouveau couple est assassiné avec la même arme, tandis que Mele est incarcéré, soulevant des soupçons sur d’autres amants de Barbara Locci.

Pendant 17 années, le « Monstre » frappe à nouveau à 14 reprises, ciblant des couples isolés dans des lieux discrets. La série Netflix, intitulée « Le Monstre de Florence », retrace cette traque implacable et tente de démêler les fils d’une enquête qui a passionné et effrayé l’Italie.

La série se penche sur les meurtres brutaux, s’appuyant sur des témoignages, des archives judiciaires et des reconstitutions pour illustrer la panique qui a saisi la région. Le synopsis de ce drame en quatre parties révèle : « Huit doubles meurtres. Dix-sept années de terreur. Toujours la même arme. Un Beretta calibre .22. L’une des enquêtes italiennes les plus longues et les plus complexes sur le premier et le plus brutal des tueurs en série de l’histoire du pays : Le Monstre de Florence. »

Le réalisateur Stefano Sollima explique son approche : « L’horreur, pour être vraiment racontée, doit être affrontée, pas évitée. Et une histoire, pour être claire, sans embrasser de thèse, doit commencer au tout début. La raconter avec honnêteté, respect et rigueur doit encore avoir un sens. Pas résoudre, pas expliquer, mais simplement se souvenir. Une façon de rester proche de ceux qui ont été laissés là, pour toujours dans la nuit. » Il a co-créé la série avec Leonardo Fasoli, avec qui il a déjà collaboré sur « Gomorrah » et « ZeroZeroZero ».

Les premiers retours des spectateurs, qui ont pu découvrir la série ce jour, la décrivent comme « terrifiante », « intense » et « hantante ».

Les victimes du « Monstre de Florence » sont : Antonio Lo Bianco, 29 ans, et Barbara Locci, 32 ans (tués en août 1968) ; Pasquale Gentilcore, 19 ans, et Stefania Pettini, 18 ans (tués en septembre 1974) ; Giovanni Foggi, 30 ans, et Carmela De Nuccio, 21 ans (tués en juin 1981) ; Stefano Baldi, 26 ans, et Susanna Cambi, 24 ans (tués en octobre 1981) ; Paolo Mainardi, 22 ans, et Antonella Migliorini, 20 ans (tués en juin 1982) ; Wilhelm Friedrich Horst Meyer et Jens Uwe Rüsch, tous deux 24 ans (tués en septembre 1983) ; Claudio Stefanacci, 21 ans, et Pia Gilda Rontini, 18 ans (tués en juillet 1984) ; Jean Michel Kraveichvili, 25 ans, et Nadine Mauriot, 36 ans (tués en septembre 1985).

L’enquête a été marquée par de nombreuses pistes et suspects. Plusieurs amants de Barbara Locci ont été arrêtés, puis relâchés lorsque les meurtres ont continué alors qu’ils étaient en détention. Pietro Pacciani, condamné en 1994 pour les huit doubles meurtres, a ensuite été acquitté après la découverte que la seule preuve matérielle contre lui – une balle retrouvée dans son jardin – avait été placée là par la police. Il est décédé en 1998 avant qu’un nouveau procès ne puisse être organisé.

Malgré de nombreuses théories, impliquant même un possible culte satanique, l’identité du « Monstre de Florence » reste à ce jour un mystère non résolu.

« Le Monstre de Florence » est disponible sur Netflix.

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