Washington envisage de briser un moratoire de 33 ans sur les essais nucléaires, une décision qui intervient dans un contexte de tensions croissantes avec la Russie et la Chine. L’annonce, faite par le président Donald Trump, relance le débat sur la dissuasion nucléaire et la modernisation des arsenaux.
À bord d’Air Force One, Donald Trump a confirmé que les États-Unis reprendraient les essais nucléaires, sans toutefois préciser si ces tests prendraient la forme d’explosions souterraines, une pratique courante durant la Guerre froide. Interrogé par un journaliste, il a répondu de manière évasive : « Vous le saurez très bientôt, mais nous ferons quelques tests. »
Le président a justifié cette décision en soulignant que d’autres pays procèdent déjà à de tels essais : « D’autres pays le font. S’ils le font, nous le ferons aussi, d’accord ? » Il a insisté sur la nécessité pour les États-Unis de maintenir un équilibre avec les autres puissances nucléaires.
Jeudi, un décret présidentiel a été publié, ordonnant au Pentagone de préparer activement la reprise des essais d’armes nucléaires. Cette initiative est motivée par les inquiétudes américaines concernant le développement des arsenaux nucléaires russe et chinois. À ce stade, seuls la Corée du Nord (avec un dernier essai en 2017) a mené des essais explosifs au cours des 25 dernières années.
Les experts estiment que la préparation complète de ces tests pourrait prendre entre 18 mois et trois ans, notamment en raison des travaux nécessaires sur le site d’essai du Nevada.
Le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, s’est exprimé depuis la Malaisie, qualifiant la reprise des essais de « manière très responsable » d’assurer la dissuasion nucléaire.
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