Washington, le 24 février 2024. Les États-Unis ont renforcé leur contrôle sur les revenus pétroliers du Venezuela, une mesure présentée comme un moyen de faire pression sur le régime de Nicolás Maduro et de servir les intérêts nationaux américains, tout en ouvrant la voie à une possible reprise des relations diplomatiques.
- Les fonds issus de la vente de pétrole vénézuélien détenus sur des comptes américains sont désormais protégés contre toute réclamation tierce et ne peuvent être transférés sans l’approbation du gouvernement américain.
- Washington affirme que ces fonds appartiennent souverainement au Venezuela, mais sont conservés aux États-Unis à des fins gouvernementales et diplomatiques.
- Cette décision s’inscrit dans le cadre d’un accord permettant aux États-Unis de vendre du pétrole vénézuélien sur les marchés mondiaux, avec la condition que les revenus soient utilisés au bénéfice du Venezuela et des États-Unis.
Selon un communiqué de la Maison Blanche, le nouveau règlement garantit que les fonds générés par les ventes de pétrole brut vénézuélien, déposés sur des comptes américains, ne pourront être contestés par d’autres parties, entités ou États. Le gouvernement américain se réserve le droit exclusif d’autoriser ou non leur transfert.
Le communiqué précise que cette mesure est justifiée par la nécessité de défendre les intérêts nationaux des États-Unis, notamment en luttant contre l’immigration en provenance du Venezuela et en prenant des mesures contre l’Iran et le Hezbollah, accusés de collaborer avec le régime de Nicolás Maduro.
Cette réglementation découle de l’accord conclu entre les États-Unis et le gouvernement de Caracas, qui prévoit la vente du pétrole vénézuélien par les États-Unis sur le marché international. L’administration Trump avait initialement annoncé que les revenus de ces ventes seraient utilisés pour aider le Venezuela et les États-Unis. Le Venezuela s’engage également à utiliser ces fonds pour acquérir des biens et services américains.
La première phase de ce programme comprend la vente de 50 millions de barils de pétrole, représentant une valeur estimée à 3 milliards de dollars (environ 2,75 milliards d’euros). Donald Trump a indiqué que ce processus pourrait se poursuivre « indéfiniment ».
L’objectif affiché de cette stratégie est d’exercer une pression accrue sur les autorités vénézuéliennes afin de les inciter à se conformer aux exigences des États-Unis.
Parallèlement, le gouvernement vénézuélien a annoncé vendredi avoir entamé des démarches diplomatiques pour rétablir les relations avec les États-Unis. Selon le quotidien espagnol ABC, la présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodríguez, envisagerait une visite à la Maison Blanche.
Le Département d’État américain a confirmé qu’il étudiait la possibilité de « reprendre progressivement » les opérations de son ambassade à Caracas.
Voir aussi : Accord à venir entre la Slovaquie et les États-Unis dans le domaine de l’énergie nucléaire
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