Édition française
En continu
---Advertisement---

Monde

Trump déclare l’espace aérien au-dessus du Venezuela « entièrement fermé ».

Publié le 29 novembre 2025 22:20:00. L'administration américaine intensifie la pression sur le Venezuela en déployant une force navale importante dans les Caraïbes et en menaçant de fermer son espace aérien, suscitant une vive réaction de Caracas qui…

Trump déclare l’espace aérien au-dessus du Venezuela « entièrement fermé ».

Publié le 29 novembre 2025 22:20:00. L’administration américaine intensifie la pression sur le Venezuela en déployant une force navale importante dans les Caraïbes et en menaçant de fermer son espace aérien, suscitant une vive réaction de Caracas qui dénonce un acte hostile et une ingérence inacceptable dans ses affaires.

  • Les États-Unis ont déployé une force militaire significative dans les Caraïbes, incluant le plus grand porte-avions du monde.
  • Donald Trump a annoncé considérer l’espace aérien vénézuélien comme « complètement fermé » à tout trafic, y compris commercial.
  • Le Venezuela dénonce une menace de recours à la force et une violation de sa souveraineté, tout en accusant Washington de viser un changement de régime.

La tension monte entre les États-Unis et le Venezuela, alors que Washington intensifie ses efforts pour lutter contre le trafic de drogue en provenance du pays sud-américain. L’administration américaine a déployé une importante force navale dans les Caraïbes, comprenant notamment le porte-avions géant, et a pris des mesures qui, selon Caracas, constituent une menace directe à sa souveraineté.

Donald Trump a annoncé sur son réseau social Vérité que l’espace aérien vénézuélien devait être considéré comme « complètement fermé » à toutes les compagnies aériennes, aux pilotes, aux trafiquants de drogue et aux passeurs d’êtres humains.

« Veuillez considérer que l’espace aérien au-dessus et autour du Venezuela est complètement fermé. »

Donald Trump, Président des États-Unis

La réaction de Caracas n’a pas tardé. Le ministre des Affaires étrangères vénézuélien, Yvan Gil, a qualifié cette annonce d’ « acte hostile, unilatéral et arbitraire », incompatible avec le droit international et s’inscrivant dans une politique d’agression contre le Venezuela.

« Ce type de déclaration constitue un acte hostile, unilatéral et arbitraire, incompatible avec les principes les plus fondamentaux du droit international et s’inscrivant dans une politique permanente d’agression contre notre pays, avec des ambitions coloniales sur la région latino-américaine. »

Yvan Gil, Ministre des Affaires étrangères vénézuélien

Le gouvernement de Nicolás Maduro a également dénoncé une « tentative d’intimidation » et une menace explicite de recours à la force, interdite par la Charte des Nations Unies. Caracas affirme qu’elle n’acceptera aucune ingérence étrangère dans la gestion de son espace aérien, qui est protégé par les réglementations de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI).

Selon des informations rapportées par le New York Times, l’administration Trump aurait même eu des contacts directs avec Nicolás Maduro, évoquant la possibilité d’une rencontre aux États-Unis. Washington justifie son déploiement militaire par la nécessité de freiner le trafic de drogue, mais Caracas accuse les États-Unis de viser un changement de régime. Depuis début septembre, les forces américaines ont mené des opérations contre plus de 20 navires soupçonnés de trafic de drogue dans les Caraïbes et dans l’est de l’océan Pacifique, faisant au moins 83 morts.

Washington n’a pour l’instant pas publié de preuves concrètes reliant ces navires au trafic de drogue ou à une menace pour les États-Unis. Certains experts dénoncent ces opérations comme des exécutions extrajudiciaires, même si elles ciblent des trafiquants connus. Des sites de suivi aérien ont par ailleurs enregistré une activité intense d’avions de combat américains à proximité des côtes vénézuéliennes ces derniers jours.

La République dominicaine a autorisé les États-Unis à utiliser ses installations aéroportuaires dans le cadre de ce déploiement, tandis que Trinité-et-Tobago a récemment accueilli des exercices du Corps des Marines américains. Ces tensions ont déjà provoqué des perturbations dans le transport aérien vers et depuis le Venezuela. Les autorités américaines de l’aviation ont émis une recommandation de « prudence » aux compagnies aériennes opérant dans l’espace aérien vénézuélien en raison de « l’aggravation de la situation sécuritaire et de l’intensification de l’activité militaire ».

Six compagnies aériennes, assurant une part importante des vols en Amérique du Sud, ont suspendu leurs vols vers le Venezuela en réponse à cet avertissement. Cette décision a provoqué l’ire de Caracas, qui a interdit à ces compagnies, dont Iberia Iberia et TAP Air Portugal TAP Air Portugal, d’entrer dans son espace aérien, les accusant de « terrorisme » en lien avec le gouvernement américain.

Nicolás Maduro, dont la réélection l’année dernière a été largement contestée par l’opposition , estime que l’opération américaine vise secrètement à le renverser. Il a réagi en organisant des exercices militaires et des rassemblements de masse pour démontrer son soutien populaire.

Join WhatsApp

Join Now

Join Telegram

Join Now

Laisser un commentaire

À propos de l’auteur: Clara Dubois

Clara Dubois suit l’actualité internationale, les affaires diplomatiques et les grands équilibres géopolitiques. Son travail met l’accent sur le contexte, les faits vérifiables et les conséquences concrètes des événements mondiaux.