Publié le 27 octobre 2025 11h15. L’ancien président américain Donald Trump a réaffirmé son intérêt pour une nouvelle rencontre avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un, ouvrant la possibilité d’une extension inattendue de sa tournée asiatique.
- Donald Trump se dit prêt à rencontrer Kim Jong-un si ce dernier le souhaite.
- Le président américain envisage de prolonger son séjour en Corée pour faciliter une éventuelle rencontre.
- L’absence du ministre nord-coréen des Affaires étrangères Choe Son-hee pourrait indiquer un manque d’intérêt de Pyongyang.
En déplacement en Asie, Donald Trump a évoqué la possibilité d’une rencontre avec Kim Jong-un lors d’une conversation avec des journalistes à bord de l’avion présidentiel Air Force One, alors qu’il se rendait de Kuala Lumpur (Malaisie) à Tokyo (Japon), le 27 octobre. Il a déclaré :
« Je n’ai encore rien décidé, mais s’il (le président Kim) veut me rencontrer, je le rencontrerai. Je le veux. »
Donald Trump, président américain
Il a également souligné avoir de bonnes relations avec le dirigeant nord-coréen, ajoutant :
« Je m’entends très bien avec Kim Jong-un. Je serai en Corée. »
Donald Trump, président américain
Interrogé sur la possibilité de prolonger sa visite, Trump a laissé entendre qu’il serait disposé à le faire. Il prévoit initialement de passer trois jours et deux nuits au Japon avant de se rendre en Corée du 29 au 30 octobre. Une prolongation de son séjour pourrait donc lui permettre de rencontrer Kim Jong-un si une rencontre était organisée. Sa proximité géographique avec la Corée du Nord, une fois en Corée du Sud, faciliterait une telle rencontre.
Ce n’est pas la première fois que Trump exprime son désir de dialoguer avec Kim Jong-un. Le 25 octobre, il avait déjà déclaré aux journalistes à bord de l’avion présidentiel :
« S’il (le président Kim) me contacte, je le rencontrerai. »
Donald Trump, président américain
Cette déclaration a relancé les spéculations sur une possible « rencontre surprise » lors de sa visite en Corée.
Les espoirs d’une nouvelle rencontre rappellent le sommet historique de Panmunjom, le 30 juin 2019, qui avait été rendu possible grâce à une réponse positive de Kim Jong-un à une proposition formulée par Trump sur le réseau social X (anciennement Twitter). À l’époque, après le sommet du G20 à Osaka (Japon), Trump avait tweeté son intention de rencontrer Kim Jong-un dans la zone démilitarisée (DMZ), et le ministère nord-coréen des Affaires étrangères avait qualifié cette proposition d’« intéressante », ouvrant la voie à cette rencontre historique.
Cependant, cette fois-ci, Kim Jong-un n’a pas manifesté de réponse publique aux sollicitations répétées de Trump, laissant planer un doute sur la possibilité d’une nouvelle rencontre. L’absence du ministre nord-coréen des Affaires étrangères, Choe Son-hee, actuellement en voyage en Russie et en Biélorussie depuis le 26 octobre, est également perçue comme un signe potentiel de désintérêt de la part de Pyongyang.
Par ailleurs, Donald Trump a abordé la question de la détention de travailleurs coréens dans l’État américain de Géorgie le mois dernier, affirmant qu’il s’était opposé à leur expulsion. Il a également annoncé la préparation d’un nouveau système de visas visant à faciliter l’embauche de travailleurs qualifiés coréens par les entreprises américaines. Le 4 octobre dernier, l’Immigration and Customs Enforcement (ICE) des États-Unis avait mené une opération d’envergure sur un chantier de construction d’une usine de batteries exploitée conjointement par Hyundai Motor Group et LG Energy Solutions en Géorgie, aboutissant à l’arrestation et à la détention de 475 personnes, dont environ 300 ressortissants coréens.
Le journaliste Cheon Ho-seong [email protected]