Publié le 29 septembre 2025 à 16h45. L’Israël de Benjamin Netanyahu se retrouve de plus en plus isolé sur la scène internationale, tandis que les États-Unis, sous la présidence de Donald Trump, semblent prêts à exercer une pression accrue pour parvenir à un accord de paix dans la bande de Gaza.
- La Maison Blanche exhorte Israël et le Hamas à finaliser un accord pour mettre fin à la guerre qui dure depuis près de deux ans.
- Donald Trump a présenté une proposition de cessez-le-feu comprenant un retrait progressif des forces israéliennes de Gaza et la libération de tous les otages.
- La coalition gouvernementale israélienne apparaît fragilisée, et Benjamin Netanyahu pourrait être confronté à un choix difficile entre les exigences américaines et les pressions de ses propres alliés politiques.
La rencontre entre Donald Trump et Benjamin Netanyahu à la Maison Blanche s’est déroulée dans un contexte de tensions croissantes. Alors qu’Israël perd du soutien de la part de ses alliés traditionnels, l’administration américaine affiche une impatience grandissante face à la poursuite du conflit à Gaza. La question centrale est de savoir si Donald Trump, qui a jusqu’à présent apporté un soutien sans faille à M. Netanyahu, modifiera sa position et intensifiera la pression sur Israël pour parvenir à une résolution rapide.
Lors de cette rencontre, Donald Trump s’est montré optimiste quant à la possibilité d’un accord imminent. Interrogé par les journalistes, il a répondu affirmativement à la question de savoir s’il était convaincu qu’un accord serait bientôt conclu pour mettre fin aux combats entre Israël et le Hamas.
« Je le suis. Je suis très confiant. »
Donald Trump, président des États-Unis
Karoline Leavitt, la porte-parole de la Maison Blanche, a également insisté sur la nécessité de trouver une solution rapide. Elle a souligné que, pour parvenir à un accord, les deux parties devraient être prêtes à faire des concessions.
« En fin de compte, le président sait que, lorsque l’on arrive à un accord, les deux parties seront un peu mécontentes. Mais nous devons mettre fin à ce conflit. »
Karoline Leavitt, porte-parole de la Maison Blanche
La proposition de Donald Trump, dévoilée en marge de l’Assemblée générale des Nations Unies, prévoit un cessez-le-feu immédiat, la libération de tous les otages détenus par le Hamas dans les 48 heures suivant l’accord, et un retrait progressif des forces israéliennes de la bande de Gaza. Elle comprend également la fin de la domination du Hamas à Gaza, son désarmement, et la libération de centaines de prisonniers palestiniens détenus par Israël. Un comité de technocrates palestiniens superviserait les affaires civiles de la bande de Gaza, avant de rendre le pouvoir à une Autorité palestinienne réformée.
Le Hamas, qui détient actuellement 48 otages, dont 20 sont considérés comme décédés par Israël, a exigé en contrepartie la fin de la guerre et le retrait complet des forces israéliennes de Gaza. Un responsable du Hamas a déclaré que le groupe avait été informé du plan américain, mais n’avait pas encore reçu d’offre officielle de la part des médiateurs égyptiens et qataris.
Benjamin Netanyahu a reconnu l’existence du plan américain, affirmant que les responsables israéliens « travaillaient avec l’équipe du président Trump… et j’espère que nous pourrons l’essayer ». Cependant, il a réaffirmé son opposition à tout rôle de l’Autorité palestinienne dans la gestion de Gaza après la fin du conflit.
Cette réunion intervient après une période de tensions croissantes entre les États-Unis et Israël. Donald Trump avait exprimé sa frustration face à l’échec d’une opération israélienne contre des responsables du Hamas au Qatar, un allié américain clé dans la région. Il a également promis d’empêcher Israël d’annexer la Cisjordanie, une initiative soutenue par certains membres de la coalition gouvernementale de M. Netanyahu.
Selon le professeur Eytan Gilboa, expert des relations américano-israéliennes, cette rencontre représente « l’une des plus critiques » de la relation entre les deux dirigeants. Il estime que M. Netanyahu pourrait être contraint de choisir entre les exigences de Donald Trump et les pressions de ses propres alliés politiques, ce qui pourrait fragiliser davantage sa position à un an des prochaines élections.
Pour aller plus loin
- Burkina Faso : des parlementaires déposent une motion de censure contre Ibrahim Traoré
- Bourses US Vers Des Sommets Et Pétrole En Baisse Après Trump Et L’Iran
- FIFA : Gianni Infantino Sollicite Donald Trump Face à Une Fronde Générale (nouvelles-du-monde.com)
- Gianni Infantino va solliciter le soutien de l'administration Trump pour conserver son poste de président de la FIFA (lederniereheure.com)
