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Trump et son plan de 21 points pour Gaza génèrent du scepticisme – DW – 29/09/2025

Publié le 29 septembre 2025 à 21h44. Donald Trump a présenté un plan en 21 points pour mettre fin au conflit à Gaza, une initiative accueillie avec scepticisme compte tenu de ses déclarations passées et de la complexité…

Trump et son plan de 21 points pour Gaza génèrent du scepticisme – DW – 29/09/2025

Publié le 29 septembre 2025 à 21h44. Donald Trump a présenté un plan en 21 points pour mettre fin au conflit à Gaza, une initiative accueillie avec scepticisme compte tenu de ses déclarations passées et de la complexité de la situation sur le terrain.

  • Le plan propose la libération d’otages détenus à Gaza en échange de la libération de prisonniers palestiniens détenus par Israël.
  • Il prévoit également le désarmement du Hamas, la réforme de l’Autorité palestinienne et des garanties de sécurité pour Gaza.
  • La réaction initiale est mitigée, avec prudence du côté israélien et une ouverture conditionnelle du Hamas.

L’ancien président américain Donald Trump a dévoilé un plan détaillé en 21 points visant à résoudre le conflit israélo-palestinien, et plus particulièrement la situation actuelle dans la bande de Gaza. Cette proposition intervient alors que la guerre se poursuit et que les efforts diplomatiques peinent à aboutir. L’annonce a suscité des réactions contrastées, beaucoup soulignant le passé de déclarations parfois erronées de M. Trump concernant la résolution de conflits armés.

Selon l’envoyé américain Steve Witkoff, ce plan a été présenté lors d’une réunion le 23 septembre avec des dirigeants de plusieurs pays arabes et musulmans, dont le Qatar, l’Arabie saoudite, l’Indonésie, la Turquie, le Pakistan, l’Égypte, les Émirats arabes unis et la Jordanie, en marge de l’Assemblée générale des Nations Unies. Le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, n’a pas été autorisé à assister à cette réunion, les États-Unis lui ayant refusé le visa.

Le cœur du plan repose sur un échange d’otages et de prisonniers. Il est prévu que les 20 otages encore en vie à Gaza, ainsi que les corps de ceux qui ont succombé, soient libérés en échange de la libération de 250 prisonniers palestiniens détenus en Israël, condamnés à des peines de prison à vie. Cette libération devrait se produire dans les 48 heures suivant la signature de l’accord. Selon le Washington Post, Israël libérerait ensuite 250 prisonniers.

Au-delà de cet échange, le plan exige le désarmement et la dissolution du Hamas – organisation reconnue comme terroriste par plusieurs gouvernements, dont celui des États-Unis et de l’Union européenne – ainsi qu’une réforme en profondeur de l’Autorité palestinienne. Israël s’engagerait également à ne pas lancer d’attaques contre le Qatar, qui a joué un rôle de médiateur dans le conflit.

Le plan prévoit également un plan de relance économique pour Gaza, des garanties de sécurité assurées par les États-Unis et les puissances régionales, et la possibilité pour les personnes ayant quitté la région de revenir. Il est précisé que personne ne serait contraint de quitter Gaza. Initialement, la bande de Gaza serait administrée par un gouvernement de transition, incluant potentiellement d’anciens membres du Hamas, qui pourraient choisir de s’intégrer dans le nouveau système ou de quitter la région en toute sécurité.

Les forces de défense israéliennes (FDI) devraient cesser toutes les opérations militaires immédiatement après la signature de l’accord et restituer les territoires capturés. Israël s’engagerait également à ne pas occuper ou annexer Gaza. Une commission d’enquête du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies (CDHNU) a récemment qualifié les actions d’Israël à Gaza de génocide.

L’accès humanitaire à Gaza serait garanti par les agences internationales, sans obstacles de part et d’autre. Le plan ne mentionne cependant pas la Gaza Humanitarian Foundation (GHF), soutenue par Israël et les États-Unis.

La réaction à ce plan est contrastée. Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a adopté une attitude prudente, affirmant sur Fox News que « nous y travaillons ».

« Ce n’est pas encore finalisé, mais nous travaillons avec l’équipe du président Trump, en fait, pour le moment. »

Benjamin Netanyahu, Premier ministre israélien

Un responsable du Hamas, souhaitant rester anonyme, a indiqué à l’agence Reuters que l’organisation n’avait pas encore reçu le plan. Cependant, le Hamas a publié une déclaration dimanche, exprimant sa volonté de « considérer de manière positive et responsable toute proposition provenant des médiateurs, à condition que cette proposition protège les droits nationaux des Palestiniens ».

Au sein du gouvernement israélien, des voix discordantes se font entendre. Le ministre des Finances d’extrême droite, Bezalel Smotrich, a exposé lundi sur X une série de « lignes rouges », rejetant notamment toute participation de l’Autorité palestinienne à l’administration de Gaza.

(GG / CP)

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À propos de l’auteur: Clara Dubois

Clara Dubois suit l’actualité internationale, les affaires diplomatiques et les grands équilibres géopolitiques. Son travail met l’accent sur le contexte, les faits vérifiables et les conséquences concrètes des événements mondiaux.