Publié le 16 janvier 2026 à 20h58 (CET). Donald Trump a menacé d’imposer des droits de douane à des pays ne soutenant pas son ambition de prendre le contrôle du Groenland, ajoutant une nouvelle pression sur le Danemark et l’île arctique alors que des négociations sont en cours.
- Donald Trump envisage d’utiliser des droits de douane comme levier pour influencer la question du Groenland.
- Une récente rencontre entre les États-Unis, le Danemark et le Groenland n’a pas permis de résoudre les désaccords.
- Le Danemark a réaffirmé que la décision concernant l’avenir du Groenland appartient exclusivement à lui et à l’île.
Le président américain Donald Trump a réitéré ce vendredi sa volonté de voir les États-Unis contrôler le Groenland, un territoire semi-autonome du Danemark, et a laissé entendre qu’il pourrait recourir à des mesures économiques pour atteindre cet objectif. Il a évoqué la possibilité d’imposer des droits de douane à des pays qui s’opposeraient à cette idée, rappelant qu’il a déjà utilisé cette stratégie dans le passé avec des alliés européens concernant les produits pharmaceutiques.
« Vous pourriez également faire cela avec le Groenland. Pourrait imposer des droits de douane aux pays s’ils ne sont pas d’accord avec le Groenland, car nous avons besoin du Groenland pour notre sécurité nationale. Donc je pourrais le faire. »
Donald Trump, président des États-Unis
Cette menace intervient alors qu’une délégation bipartite du Congrès américain tentait d’apaiser les tensions à Copenhague. M. Trump insiste depuis plusieurs mois sur la nécessité pour les États-Unis de contrôler le Groenland, considérant tout autre scénario comme « inacceptable ». Il n’avait jusqu’à présent pas explicitement mentionné l’utilisation de droits de douane comme moyen de pression.
Plus tôt cette semaine, les ministres des Affaires étrangères du Danemark et du Groenland ont rencontré à Washington le vice-président américain, JD Vance, et le secrétaire d’État, Marco Rubio. Bien que cette réunion n’ait pas permis de résoudre les divergences profondes entre les parties, elle a abouti à la création d’un groupe de travail. L’objectif de ce groupe de travail a été interprété de manière très différente par le Danemark et la Maison Blanche.
Les dirigeants européens ont souligné que la décision concernant l’avenir du Groenland relève exclusivement du Danemark et du Groenland eux-mêmes. Le Danemark a également annoncé cette semaine qu’il renforcerait sa présence militaire au Groenland en coopération avec ses alliés.
L’OTAN (Organisation du Traité de l’Atlantique Nord) est un allié clé du Danemark. La question du Groenland soulève des enjeux stratégiques importants en raison de sa position géographique dans l’Arctique et de ses ressources potentielles.
Les prochaines étapes restent incertaines, mais la situation pourrait évoluer rapidement en fonction des réactions des pays concernés et des résultats du groupe de travail mis en place.
Sur le même sujet
