L’ancien président américain Donald Trump a annoncé son intention de déployer la Garde nationale à Portland, dans l’Oregon, une décision vivement contestée par les autorités locales qui estiment qu’elle repose sur une perception erronée de la situation sur le terrain.
M. Trump a justifié cette mesure par la nécessité de protéger Portland, qu’il a qualifiée de « ville ravagée par la guerre », et les installations de l’Immigration and Customs Enforcement (ICE), qu’il affirme être « assiégées » par des militants d’Antifa et d’autres groupes qu’il considère comme des « terroristes domestiques ». Il a déclaré avoir ordonné le déploiement de « toutes les troupes nécessaires ».
La gouverneure de l’Oregon, Tina Kotek, a fermement rejeté cette intervention fédérale. « Il n’y a pas d’insurrection. Il n’y a aucune menace pour la sécurité nationale et il n’y a pas besoin de troupes militaires dans notre grande ville », a-t-elle déclaré lors d’une conférence de presse samedi. Elle a également souligné avoir clairement exprimé au président Trump et à la secrétaire à la Sécurité intérieure, Kristi Noem, que l’Oregon est capable de gérer ses propres besoins en matière de sécurité publique.
Une visite du centre-ville de Portland, peu après l’annonce de M. Trump, a révélé une réalité bien éloignée de la description alarmiste du président. Seuls quatre manifestants se trouvaient devant le bureau local de l’ICE, dans un quartier résidentiel. Cette situation contredit l’affirmation selon laquelle les installations seraient « assiégées ».
Par ailleurs, M. Trump a récemment limogé Michele Beckwith, une procureure fédérale à Sacramento, après qu’elle ait averti des agents d’immigration qu’ils ne pouvaient pas détenir arbitrairement des personnes dans son district. Cet événement s’inscrit dans un contexte de tensions croissantes concernant les politiques d’immigration du gouvernement.
Des immigrants détenus dans le nouveau centre de détention fédéral de Californie ont également dénoncé des conditions de vie déplorables, décrivant l’établissement comme une « chambre de torture » et un « enfer sur terre ». Ils rapportent des cellules sales et un manque d’assistance médicale.
Enfin, les autorités fédérales du Texas ont arrêté un homme qui avait menacé de tirer sur des participants à une marche des fiertés LGBTQ+, en représailles au meurtre de Charlie Kirk.
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