La tension monte en Asie alors que le président américain Donald Trump s’apprête à rencontrer son homologue chinois Xi Jinping en Corée du Sud, sur fond de négociations commerciales délicates et de déclarations fermes concernant Taïwan. L’issue de cette rencontre pourrait influencer les droits de douane et la lutte contre le fentanyl, mais la Chine n’exclut pas l’usage de la force concernant Taïwan.
Donald Trump a exprimé son optimisme quant à l’issue des négociations avec Xi Jinping, espérant parvenir à un « bon accord ». Un accord préliminaire, conclu en début de semaine, envisage une réduction des droits de douane américains en contrepartie de la levée des restrictions chinoises à l’exportation de minéraux de terres rares.
Le président américain a également évoqué la possibilité d’un « grand pas » dans les négociations, qui pourrait inclure des mesures pour lutter contre le trafic de fentanyl. Cependant, il a minimisé l’importance de la question de Taïwan, déclarant aux journalistes à bord d’Air Force One : « Je ne sais pas si nous parlerons de Taïwan. Taïwan est Taïwan. »
Parallèlement, la Chine a réaffirmé sa position sur Taïwan, laissant la porte ouverte à une intervention militaire. Peng Qing’en, porte-parole du bureau chinois des affaires de Taiwan, a déclaré à Pékin : « Nous sommes disposés à créer un espace suffisant pour une réunification pacifique et n’épargnerons aucun effort pour poursuivre cette perspective avec la plus grande sincérité. Cependant, nous ne renoncerons absolument pas à l’usage de la force et nous nous réservons la possibilité de prendre toutes les mesures nécessaires. »
La tournée asiatique de Trump a débuté en Malaisie, où il a supervisé la signature d’un accord de paix entre la Thaïlande et le Cambodge. Il s’est ensuite rendu au Japon, où il a rencontré la Première ministre Sanae Takaichi et signé des accords de coopération dans le domaine des terres rares et du commerce. Il a également souligné l’importance des achats d’armement américains par la Corée du Sud : « Nous avons l’armée la plus puissante du monde… et la Corée du Sud achète beaucoup de nos armes. »
En marge de ces rencontres, Trump a affirmé que les États-Unis connaissaient un « âge d’or », avec des engagements d’investissements dépassant les 18 000 milliards de dollars (environ 19 700 milliards d’euros). Il a déclaré : « Quand l’Amérique prospère, nos partenaires prospèrent et nos alliances prospèrent avec tous les pays. »
À Washington, le chef de la majorité au Sénat, John Thune, a indiqué que Trump était prêt à discuter avec les démocrates de l’avenir de l’Obamacare, mais seulement après la réouverture du gouvernement, actuellement paralysé par un désaccord budgétaire.
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