L’administration américaine a annoncé un retrait massif de plusieurs organisations internationales, confirmant une politique étrangère axée sur la défense des intérêts nationaux et la souveraineté des États-Unis. Cette décision, officialisée par une proclamation présidentielle, pourrait affaiblir l’influence américaine sur la scène mondiale.
Signée le 7 (heure locale), la proclamation du président Donald Trump prévoit le retrait ou la cessation de financement de 66 organisations internationales, dont 31 relevant des auspices de l’ONU. La Maison Blanche justifie cette mesure par des critiques virulentes à l’égard de certaines politiques menées par ces organisations, qu’elle juge contraires aux intérêts américains.
Selon la Maison Blanche, de nombreuses organisations ont adopté des « politiques climatiques radicales, une gouvernance mondiale et des programmes idéologiques qui entrent en conflit avec la souveraineté et les capacités économiques des États-Unis ». Elle accuse également ces entités d’avoir été « exploitées d’une manière qui menace les intérêts nationaux, la sécurité et la prospérité économique des États-Unis ». Le Département d’État renchérit, affirmant que certaines organisations présentent des chevauchements d’activités, sont inefficaces et influencées par des agendas contraires aux intérêts américains.
La Maison Blanche souligne que les contribuables américains ont financé ces organisations pour des milliards de dollars, sans pour autant obtenir de résultats concrets ou voir leurs valeurs respectées. « Beaucoup de ces organisations ont critiqué la politique américaine ou se sont engagées dans des activités qui vont à l’encontre de nos valeurs, sans aucun résultat réel », a déclaré un porte-parole.
Ce retrait massif s’inscrit dans la continuité d’une politique initiée dès le premier mandat de Donald Trump. Le président avait déjà annoncé le retrait des États-Unis de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), de l’Accord de Paris sur le climat, de l’UNESCO, du Conseil des droits de l’homme de l’ONU et avait suspendu son soutien à l’Agence d’aide aux réfugiés de Palestine (UNRWA). La nouvelle proclamation est perçue comme une extension et une systématisation de ces décisions antérieures.
Dès son retour au pouvoir, l’administration Trump a repris le processus de retrait de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) et a ordonné à tous les départements et agences fédéraux de cesser immédiatement de participer et de financer les organisations concernées.
Les experts en diplomatie et en sécurité s’inquiètent des conséquences de ce retrait sur l’influence américaine dans l’élaboration des normes internationales, notamment dans les domaines de la santé, du climat et de la sécurité. Ils craignent également une détérioration de la coopération internationale. À l’inverse, les partisans de Donald Trump saluent cette décision, la considérant comme une mesure de protection de l’argent des contribuables et de restauration de la souveraineté nationale. « C’est une décision visant à protéger l’argent des contribuables américains et à restaurer la souveraineté », a affirmé un proche du président.