Le film documentaire « NAZA », coréalisé par Yuval Abraham et Rachel Szor, a remporté le Prix spécial du jury à la Mostra de Venise en septembre 2026. Consacré aux procédures militaires israéliennes à Gaza et à l’évaluation des dommages collatéraux, l’œuvre suscite une vive polémique politique et des poursuites ordonnées par Tsahal.
Le titre du film reprend l’acronyme hébreu de Nezek Agavi
, qui désigne les dommages collatéraux évalués par l’état-major avant chaque opération aérienne. Présenté en compétition officielle à la Mostra de Venise, le film a décroché le Prix spécial du jury le samedi 13 septembre 2026, après avoir reçu une ovation de vingt-cinq minutes lors de sa projection publique.
Les condamnations officielles de l’État d’Israël et l’enquête de Tsahal
L’armée soutient qu’aucune frappe prévoyant un bilan de cinq cents victimes civiles n’a jamais été planifiée ou menée. Elle précise également que l’intelligence artificielle n’a jamais sélectionné de cibles de manière autonome et que chaque décision demeure sous la responsabilité humaine de commandants opérationnels et de conseillers juridiques.
Les sanctions demandées et les répercussions sur la scène politique
La polémique a rapidement gagné le champ politique israélien, à quelques semaines des élections législatives fixées au 27 octobre 2026. Le ministre de la Culture et des Sports, Miki Zohar, a demandé à l’Interior Ministry d’envisager la révocation de la citoyenneté des deux cinéastes pour trahison envers l’État
, tout en réclamant une enquête sur la manière dont les documents classifiés ont pu être obtenus. Le débat s’est également invité dans les empoignades électorales entre le parti Likoud et la liste Yashar !
emmenée par Gadi Eizenkot, autour du soutien apporté par des associations professionnelles au film primé.

Face aux critiques, Yuval Abraham a demandé à ses détracteurs de visionner l’œuvre avant de la juger, tout en confirmant sa volonté de distribuer le film en Israël afin qu’il soit vu par le public local.