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UBS envisagerait une alliance avec une grande banque étrangère

Confrontée à un durcissement réglementaire en Suisse, l'UBS envisagerait une alliance avec une grande banque étrangère et un déplacement de son siège social, selon des…

Mécontente des nouvelles règles voulues par le Conseil des Etats, UBS envisagerait l'étranger. 8 grandes banques seraient

Confrontée à un durcissement réglementaire en Suisse, l’UBS envisagerait une alliance avec une grande banque étrangère et un déplacement de son siège social, selon des informations parues le 27 septembre 2026. Huit établissements internationaux manifesteraient de l’intérêt, tandis que le débat politique s’enflamme à Berne.

La perspective d’un changement radical de stratégie secoue les marchés financiers. La direction de l’établissement helvétique nourrirait de vives tensions avec la classe politique suite aux récentes décisions du Conseil des États, provoquant des mouvements notables à la Bourse suisse le 25 septembre 2026.

Les exigences de fonds propres du Conseil des États irritent UBS

Le malaise trouve son origine dans le vote de la chambre haute du Parlement suisse. Le Conseil des États a validé une couverture de 90% en fonds propres pour les filiales étrangères d’UBS, balayant l’hypothèse d’un compromis ancré à une couverture de seulement 50%. Cette décision est mal passée au sein de la banque, qui espérait une régulation plus souple. Colm Kelleher, président du conseil d’administration, aurait ainsi estimé que la Suisse a décidé qu’UBS n’est pas la bienvenue.

Face à ce durcissement, la direction envisagerait ouvertement de tourner le dos au pays. L’objectif d’un tel rapprochement avec un concurrent étranger consisterait à échapper aux contraintes réglementaires que le Parlement s’apprête à entériner, moyennant une délocalisation du siège hors des frontières suisses. Du côté du gouvernement, les autorités balaient ces critiques. Karin Keller-Sutter, cheffe du Département fédéral des finances, a affirmé que l’établissement a rejeté l’ensemble des propositions du Conseil fédéral en qualifiant les mesures d’extrêmes.

Huit géants bancaires internationaux sur les rangs

L’hypothèse d’une fusion transfrontalière attire les convoitises. Pas moins de huit établissements d’envergure mondiale se montreraient intéressés par un rapprochement, parmi lesquels figurent l’américain Morgan Stanley, la Deutsche Bank et la britannique Standard Chartered. Un article publié par le média américain Semafor a révélé que des discussions en ce sens ont été engagées par la direction de la banque.

Cette agitation boursière n’a pas tardé à se répercuter sur les marchés. L’action de l’établissement a bondi de plus de 3% à la Bourse suisse dès l’apparition de ces fuites dans la presse. Sollicitée par les journalistes, la direction s’est refusée à tout commentaire officiel, se retranchant derrière sa ligne habituelle. Un porte-parole a déclaré que l’institution ne commente ni les spéculations ni les avis exprimés à ce sujet.

Tensions au Parlement et souvenirs de mars 2025

Alors que le Conseil national doit encore se prononcer sur le dossier, ces bruits de couloir interfèrent lourdement dans le débat parlementaire. Plusieurs élus dénoncent une stratégie d’influence agressive de la part de la grande banque.

UBS envisagerait une alliance avec une grande banque étrangère
Photo : rts.ch

D’autres observateurs de la vie politique soulignent le calendrier troublant de ces fuites. Le conseiller national Jean-Luc Addor s’interroge sur l’origine de cette offensive en pleine séquence législative, tout en appelant à la mesure.

« Si on veut faire une politique raisonnable, on ne peut pas la baser sur des bruits. Mais on ne peut pas manquer d’être interpellé sur le timing. D’où vient le coup, et à qui profite le crime? »

Jean-Luc Addor, conseiller national (UDC/VS), via Rts

Ce climat de bras de fer rappelle la période ouverte en mars 2025, durant laquelle de multiples articles évoquaient déjà un éventuel départ d’UBS hors de Suisse. À l’époque, le directeur général Sergio Ermotti avait démenti ces velléités de départ, tout en insistant sur la nécessité de préserver les intérêts économiques de la structure.

Les grandes banques abandonnent les alliances « net zéro » sur fond de recul des politiques clima…

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À propos de l’auteur: Amélie Bernard

Amélie Bernard traite l’économie, les entreprises, les marchés et les transformations du travail. Son approche relie les chiffres, les décisions publiques et leurs effets dans la vie quotidienne.