Publié le 4 octobre 2024 à 07h30. Alex Pereira, champion de kickboxing reconverti en star de l’UFC, a l’occasion de reconquérir son titre de poids léger ce samedi à Las Vegas, face à Magomed Ankalaev, l’homme qui lui a infligé sa première défaite dans l’organisation.
- Alex Pereira a rapidement dominé l’UFC après son arrivée en 2021, remportant les ceintures de poids moyen et léger.
- Son entraîneur, Plinio Cruz, souligne son intelligence de jeu hors du commun, le comparant à un visionnaire comme Isaac Newton.
- Pereira affrontera Magomed Ankalaev dans un match revanche à l’UFC 320, cherchant à effacer la tache de sa défaite de mars dernier.
L’ascension d’Alex Pereira dans le monde des arts martiaux mixtes (MMA) est fulgurante. Arrivé à l’UFC en 2021 après une carrière brillante en kickboxing, où il a été champion du monde dans deux catégories de poids au sein de la promotion Glory, le Brésilien de 38 ans a rapidement confirmé son talent. En moins de quatre ans, il a décroché les titres de champion poids moyen et poids léger, s’imposant comme l’une des figures de proue de l’organisation.
Cependant, cette aura d’invincibilité a été légèrement entamée en mars dernier, lorsque Pereira a subi sa première défaite à l’UFC face au Russe Magomed Ankalaev. Une défaite qui lui a coûté son titre de poids léger. Ce samedi, à l’UFC 320 qui se déroulera à Las Vegas, il aura l’opportunité de se racheter et de récupérer sa ceinture lors d’un match revanche très attendu.
Plinio Cruz, l’entraîneur de longue date d’Alex Pereira, témoigne d’une relation particulière avec son protégé. Il décrit un combattant doté d’une intelligence de jeu exceptionnelle, qui le dépasse parfois. Il confie à BBC Sport :
« Je ne le compare pas, je ne suis pas arrogant, mais c’est un exemple. Isaac Newton il y a des années avait des idées que l’église ne comprenait pas parce qu’il était en avance sur son temps. »
Plinio Cruz, entraîneur d’Alex Pereira
Cruz explique qu’il a fallu des années pour véritablement comprendre la vision unique de Pereira sur le combat. « Quand j’ai commencé à travailler avec Alex vers 2017, il me disait des choses qui ne commençaient à cliquer que dans mon cerveau. Je l’entraînais sans vraiment comprendre le sens derrière les choses, à cause de la façon dont il voit le jeu. Maintenant, je suis capable de l’entraîner beaucoup mieux parce que nous avons cette connexion. Mais une connexion avec un combattant moyen prend des mois – avec lui, cela a pris des années. »
