Publié le 14 octobre 2025 à 12h23. Malgré une première phase de mise en œuvre réussie du cessez-le-feu à Gaza, les négociations pour une paix durable sont déjà confrontées à des obstacles majeurs, notamment sur le calendrier du retrait des troupes israéliennes et la question de la solution à deux États.
- Aucun progrès n’a été réalisé sur les questions clés de la deuxième phase des négociations, telles que le retrait complet des troupes israéliennes et le désarmement du Hamas.
- Les États-Unis n’ont pas fourni de calendrier précis pour le retrait des troupes israéliennes, suscitant des inquiétudes quant à la pérennité de l’accord.
- Les divergences persistent entre les États-Unis et le monde arabe concernant la création d’un État palestinien.
Si la première étape du plan de paix négocié sous l’égide américaine, comprenant un cessez-le-feu et des échanges de prisonniers et d’otages, s’est déroulée sans accroc, les experts préviennent que la suite des négociations s’annonce ardue. Lors du sommet de paix à Charm el-Cheikh, en Égypte, le 13 octobre, le président américain Donald Trump a affirmé que les discussions étaient en cours, évoquant même les « troisième et quatrième étapes » du processus. Cependant, selon des sources qataries, médiateur dans ce conflit, aucun progrès n’a été enregistré sur les points cruciaux de la deuxième phase.
Israël n’a retiré qu’une partie de ses forces après la première phase de l’accord. La BBC a souligné que Washington n’a pas communiqué de calendrier clair pour un retrait complet, adoptant un langage ambigu sur les modalités de ce retrait. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a d’ailleurs déclaré dans un communiqué que « l’opération n’est pas encore terminée » et que « des tâches de sécurité importantes nous attendent », alimentant les craintes d’une reprise des hostilités. Ni Israël, ni le Hamas n’ont participé au sommet de paix présidé par le président Trump.
La mise en place d’une Force internationale de stabilisation (FIS), prévue dans le plan de paix de l’administration Trump, pourrait également constituer un frein aux négociations. Les pays occidentaux craignent que le déploiement de leurs soldats dans une telle force ne soit perçu comme une occupation. Par ailleurs, la question de la « solution à deux États » reste un point de friction. Interrogé sur la création d’un État palestinien, le président Trump a répondu : « Cela est distinct du plan de reconstruction de la bande de Gaza. »
Les analystes soulignent la nécessité d’une pression accrue des États-Unis et de la communauté internationale pour relancer les négociations. « Le cessez-le-feu actuel est une pause bienvenue, mais fragile », a déclaré Lucy Kercher, chercheuse principale à l’Institut Ellenbogen du Moyen-Orient. « Sa pérennité dépendra du président Trump et de sa capacité à coordonner les différents acteurs impliqués. » Reste à savoir si les principaux pays arabes, traditionnellement favorables à la solution à deux États, s’engageront pleinement dans le plan de paix proposé par l’administration américaine.
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