Un attentat suicide a frappé Islamabad, la capitale pakistanaise, ce mardi 23 janvier, faisant au moins 12 morts et 27 blessés. L’attaque, qui visait initialement le palais de justice du district, a été revendiquée par aucun groupe à ce stade.
Selon le ministre de l’Intérieur, Mohsin Naqvi, l’assaillant a déclenché ses explosifs près d’une voiture de police après avoir attendu entre 10 et 15 minutes. L’incident s’est produit à 12h39, heure locale (07h39 GMT). Les autorités pakistanaises donnent la priorité à l’identification du kamikaze et promettent de traduire en justice tous les responsables.
Des images diffusées après l’attentat montrent un véhicule incendié et un important dispositif de sécurité mis en place par les forces de l’ordre. Les 27 blessés reçoivent actuellement des soins médicaux.
Un avocat présent sur les lieux au moment de l’explosion a témoigné du chaos qui a suivi. « C’était un chaos complet », a déclaré Rustam Malik à l’agence de presse AFP. « Des avocats et des gens couraient à l’intérieur du complexe. J’ai vu deux cadavres gisant sur le portail et plusieurs voitures étaient en feu. »
Le président pakistanais, Asif Ali Zardari, a fermement condamné l’attentat. Les attentats suicides sont rares à Islamabad ces dernières années. Le dernier incident de ce type dans la capitale remonte à trois ans, lorsqu’un policier avait été tué et plusieurs personnes blessées. Depuis, d’autres attaques similaires ont eu lieu dans d’autres régions du Pakistan, mais pas dans la capitale.
L’attaquant n’a pas réussi à pénétrer dans le palais de justice, a précisé le ministre Naqvi.