Home SantéUn écologiste de Brighton tente d’observer 6 000 espèces en 2026

Un écologiste de Brighton tente d’observer 6 000 espèces en 2026

by Sophie Martin

Publié le 11 janvier 2026 07:26:00. Un écologiste britannique s’est lancé un défi ambitieux : identifier 6 000 espèces différentes d’ici la fin de l’année 2026, un passe-temps original qui attire de plus en plus d’adeptes et qui pourrait bien révéler des talents cachés chez les personnes neurodivergentes.

  • Graeme Lyons, un habitant de Brighton, participe à un loisir appelé « liste pan-espèces », consistant à recenser le plus grand nombre possible d’espèces vivantes.
  • Un site web a été créé pour suivre les progrès des participants, qui comptent désormais des personnes de tous âges, de 5 à 82 ans.
  • Lyons, qui se décrit comme neurodivergent, affirme que ce passe-temps lui apporte un sentiment de concentration et de bien-être.

Graeme Lyons, 47 ans, ne se contente pas d’observer la nature, il la catalogue avec une passion dévorante. Cet écologiste basé à Brighton s’est fixé un objectif pour 2026 : identifier 6 000 espèces différentes, des plantes aux animaux, en passant par les micro-organismes. Il participe à un mouvement en pleine expansion, le « listing pan-espèces », où les participants rivalisent amicalement pour recenser le plus grand nombre possible d’espèces vivantes et partagent leurs observations sur un site web dédié.

« Cela change votre perception des choses… au lieu de se concentrer uniquement sur les oiseaux ou les plantes comme le font beaucoup de gens, tout devient soudainement équitable », explique Lyons. L’idée n’est pas seulement de collectionner, mais de développer une compréhension globale de la biodiversité qui nous entoure.

Lyons a contribué à la création d’une plateforme en ligne qui permet de suivre les performances des participants, avec un classement qui reflète le nombre d’espèces identifiées. Il insiste toutefois sur le caractère convivial de cette compétition : « C’est une compétition très douce », assure-t-il. La communauté compte aujourd’hui des centaines de membres, allant d’enfants de cinq ans à des retraités de 82 ans.

Bien que toutes les espèces comptent dans sa quête, Lyons avoue avoir des préférences. Il est particulièrement fasciné par les araignées, qu’il observe avec attention au microscope. « Il faut les regarder de près, et elles ont des formes incroyablement complexes », confie-t-il. Récemment, cependant, il s’est pris de passion pour les limaces de mer.

« Elles ressemblent à de petites gouttes de gelée aux couleurs vives », décrit-il avec enthousiasme. « Mais lorsqu’on les plonge dans l’eau, elles se déploient en des formes et des structures incroyables, avec une multitude de couleurs différentes. »

Parallèlement à son défi personnel, Lyons profite de cette occasion pour collecter des fonds au profit du Sussex Wildlife Trust. Ses recherches se concentrent principalement dans le comté du Sussex, qui offre une grande diversité d’habitats, allant des prairies calcaires aux tourbières en passant par les marais riches et les bardes végétalisés.

« Parfait » pour le TDAH et l’autisme

Lyons révèle également qu’il est lui-même atteint de TDAH (trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité) et d’autisme, et qu’il considère ce passe-temps comme particulièrement bénéfique pour lui. « Le fait d’avoir ce passe-temps omniprésent, incroyablement pointu et détaillé… c’est parfait », affirme-t-il. Il pense que cela l’aide à développer une « focalisation laser », une capacité souvent associée à la neurodivergence.

Le « listing pan-espèces », selon Lyons, est une activité « faite avec confiance » et « pour le simple plaisir », mais les observations des participants peuvent également contribuer à la recherche scientifique en fournissant des données biologiques précieuses.

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