Un étudiant chinois de l’Université de Californie du Sud (USC) a été arrêté et placé en détention provisoire, accusé d’avoir drogué et agressé sexuellement plusieurs femmes entre 2021 et 2024. L’enquête révèle des méthodes particulièrement cruelles, incluant l’injection d’anesthésiques et la contrainte physique des victimes.
Sizhe Weng, inscrit à l’USC en 2021, est formellement accusé de huit crimes graves. Selon l’acte d’accusation, il droguait ses victimes en ajoutant des substances à leurs boissons ou à leur nourriture, les faisant perdre connaissance. Il leur injectait ensuite un anesthésique par voie anale à l’aide d’une seringue et d’un cathéter, avant de les attacher avec une ceinture et de les violer.
Parmi les victimes identifiées à ce stade figure une amie d’enfance de l’accusé. Elle est décédée en décembre 2021 après que Weng Sizhe lui ait secrètement administré des benzodiazépines broyées. Les faits allégués indiquent qu’il a ensuite procédé de la même manière, injectant un sédatif et attachant la victime avant de l’agresser.
Deux autres victimes étaient des étudiantes chinoises venues étudier aux États-Unis. L’accusation s’appuie sur des photographies prises par Weng Sizhe qui montrent les victimes dans un état d’inconscience apparent, avec des prothèses dentaires en plastique insérées dans leur bouche, exposant leurs gencives et leurs dents. D’autres clichés les représentent ligotées avec des lanières de cuir.
« Sur la base de l’enquête, nous pensons qu’il y a d’autres victimes, dont certaines ignorent peut-être la situation », a déclaré Alan Hamilton, chef adjoint du département de police de Los Angeles (LAPD). La police poursuit son enquête pour identifier d’éventuels autres cas.
Weng Sizhe nie toutes les accusations portées contre lui. S’il est reconnu coupable de tous les chefs d’accusation, il risque une peine de 25 ans de prison à vie, plus 56 années supplémentaires de réclusion.
La prochaine audience dans cette affaire est prévue pour le 14 janvier 2026.