Publié le 18 décembre 2025 16h00. Alors que les températures douces persistent, de plus en plus de personnes souffrent de symptômes que l’on attribue à tort à un simple rhume : il s’agirait en réalité d’une allergie au pollen hivernal, un phénomène jusqu’alors méconnu.
- Le réchauffement climatique favorise la floraison précoce de certains arbres, comme l’aulne et le noisetier, dès le mois de décembre.
- Les symptômes du rhume des foins hivernal sont très similaires à ceux d’un rhume, mais peuvent être distingués par la couleur des sécrétions nasales, les démangeaisons et la durée des symptômes.
- Les antihistaminiques sont la solution la plus efficace pour soulager les symptômes, contrairement au paracétamol ou aux sprays nasaux classiques.
On l’imagine plus volontiers au printemps, avec les agneaux et l’herbe fraîchement coupée. Pourtant, le rhume des foins peut frapper en plein hiver. Des biologistes de l’Université de Wageningen alertent sur l’émergence d’un phénomène jusqu’à présent ignoré : le rhume des foins hivernal, conséquence directe du changement climatique.
Nos hivers, de plus en plus doux, perturbent le cycle naturel des plantes. Dès que les températures dépassent 5 à 8 °C, certaines espèces, comme l’aulne et le noisetier, se réveillent et libèrent leur pollen. Les chercheurs du LUMC (Centre médical universitaire de Leiden), qui suivent les comptages polliniques officiels aux Pays-Bas, confirment cette tendance : ces arbres ne se contentent plus d’attendre février pour fleurir, mais commencent souvent à libérer leur pollen dès la mi-décembre.
Le problème réside dans la similitude des symptômes avec ceux d’un simple rhume. Pourtant, quelques indices subtils permettent de faire la distinction :
- La couleur des sécrétions nasales : en cas de rhume, elles sont généralement épaisses et jaunâtres ou verdâtres. En cas de rhume des foins, elles sont aqueuses et claires.
- Les démangeaisons : des chatouilles au nez, au palais ou des yeux larmoyants sont des signes révélateurs d’une allergie, et non d’une infection virale.
- La durée : un rhume dure en moyenne une semaine. Si les symptômes persistent depuis trois semaines sans fièvre, il s’agit probablement d’une allergie.
La prise de paracétamol, de vitamine C ou l’utilisation d’un spray nasal ordinaire sont inefficaces contre le pollen. De plus, l’utilisation prolongée de spray nasal à la xylométazoline (plus d’une semaine) est déconseillée.
Si vous suspectez une allergie à l’aulne ou au noisetier, la solution est simple : un comprimé antihistaminique. Si vos symptômes disparaissent en une heure, vous aurez la confirmation.
En cas de doute, consultez une application radar à pollen. Si l’aulne ou le noisetier sont signalés comme actifs, fermez les fenêtres et évitez de suspendre votre linge à l’extérieur. Vous pourrez ainsi profiter sereinement de votre repas de Noël, sans renifler.
Pour en savoir plus sur les causes et les traitements des allergies, vous pouvez consulter cet article sur les raisons pour lesquelles le froid ne vous rend pas malade.
