Home MondeUn homme accusé d’avoir plaidé pour des dons de cryptomonnaies pour financer l’assassinat d’Angela Merkel en Allemagne

Un homme accusé d’avoir plaidé pour des dons de cryptomonnaies pour financer l’assassinat d’Angela Merkel en Allemagne

by Clara Dubois

Un homme de 49 ans a été arrêté en Allemagne, soupçonné d’avoir sollicité des dons en cryptomonnaie pour financer des assassinats ciblés de personnalités politiques de premier plan. L’enquête, qui dure depuis plusieurs mois, a révélé l’existence d’une plateforme en ligne dédiée à la diffusion de données personnelles et à l’incitation à la violence.

Selon les procureurs, l’individu, identifié uniquement sous le nom de Martin S., a été interpellé lundi soir à Dortmund par des unités d’élite antiterroristes. Il est accusé de financement du terrorisme, d’incitation à la commission d’actes violents mettant en danger l’État, et de diffusion de données personnelles sensibles.

L’homme est soupçonné de gérer un site web hébergé sur le dark web, baptisé « Assassination Politics ». Ce site contenait notamment une liste de 20 personnalités politiques condamnées à mort, parmi lesquelles figuraient l’ancienne chancelière Angela Merkel et l’actuel chancelier Olaf Scholz, ainsi que d’anciens ministres fédéraux, selon le magazine allemand Der Spiegel.

Les enquêteurs ont découvert sur le site des dossiers criminels, des condamnations à mort prononcées contre des personnalités publiques, ainsi que des contenus d’extrême droite, racistes et conspirationnistes. Des instructions sur la fabrication d’explosifs y ont également été retrouvées. Les procureurs n’ont pas divulgué la nature précise des données personnelles compromises ni l’identité de toutes les personnes visées.

Le ministre allemand de l’Intérieur, Alexander Dobrindt, a indiqué que l’enquête sur cette « plateforme d’extrême droite » était en cours depuis juin, sans pour autant fournir de détails supplémentaires. « Nous enquêtons sur un suspect qui tentait de financer des attaques via une plateforme d’extrême droite », a-t-il déclaré.

Selon des informations du programme d’information allemand Tagesschau, le suspect était déjà connu des autorités depuis 2020 en raison de son comportement durant les périodes de confinement liées à la pandémie de Covid-19. Il serait également lié au mouvement conspirateur Reichsburger, dont les membres rejettent la légitimité de la République fédérale d’Allemagne.

À ce stade, les procureurs n’ont pas communiqué sur les motivations du suspect, ni sur d’éventuels liens avec des acteurs étrangers. L’individu doit comparaître devant un juge d’instruction, qui décidera de la nécessité d’émettre un mandat d’arrêt à son encontre.

Cette affaire intervient dans un contexte de polarisation croissante et d’augmentation des agressions, verbales et physiques, à l’encontre des responsables politiques allemands.

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