Publié le 17 janvier 2026 à 20h06. Un homme d’une vingtaine d’années a été placé en détention provisoire après des accusations de violence conjugale, incluant des faits d’étranglement et d’agression physique, sur son ex-compagne dans le comté de Donegal, en Irlande.
- L’accusé a été présenté devant le tribunal de district de Letterkenny ce samedi et n’a pas contesté les accusations portées contre lui.
- La victime a témoigné de sa peur et a demandé une protection face à son agresseur, soulignant un changement inquiétant dans son comportement.
- L’État a exprimé de vives préoccupations quant à la sécurité de la femme si l’accusé était libéré sous caution, le qualifiant de « haut risque ».
Les faits se sont déroulés sur plusieurs semaines, débutant le 15 janvier lorsqu’une femme a contacté la Garda (police irlandaise) pour signaler des problèmes avec son ex-petit ami. Selon son témoignage, l’homme l’aurait interceptée alors qu’elle se rendait dans un lieu public près de Letterkenny, criant son nom et la poussant avant de la mordre. Des marques de morsures ont été constatées sur sa main, son cou et sa poitrine.
L’enquête a révélé d’autres allégations datant du 21 décembre 2025. La femme affirme que, lors d’une visite au domicile de l’accusé, il a brisé un miroir avec ses mains, puis l’aurait ramenée de force à l’intérieur, proférant des menaces de mort. Elle a rapporté à la Garda qu’il lui avait déclaré :
« Si je te tue, j’irai en prison pendant des années. Ta mort sera entre mes mains. »
Témoignage de la victime devant le tribunal Elle a également décrit comment l’homme lui aurait serré le cou et immobilisé ses jambes contre des chaises.
L’accusé a nié les faits les plus graves, qualifiant l’incident du 21 décembre de « combats ludiques », mais a avoué les faits liés à l’agression du 15 janvier. Il est accusé d’avoir intentionnellement ou imprudemment fait croire à la femme qu’elle risquait d’être étranglée, en vertu de la loi de 1997 sur les infractions non mortelles contre la personne, modifiée par la loi de 2023 sur la justice pénale. Il est également poursuivi pour dommages criminels liés à la destruction du miroir et pour recel de biens volés – deux après-rasages, Dior Sauvage et Tommy Hilfiger, d’une valeur d’environ 125 € – qui lui auraient été remis par un homme rencontré sur une application de rencontres.
La Garda a également découvert que l’accusé était en possession de cannabis, une infraction passible de poursuites pénales. Le sergent Michael Devlin a souligné devant le tribunal le risque de récidive et le « mode de vie extrêmement chaotique » de l’accusé, ainsi que ses problèmes de consommation d’alcool et de cannabis. La victime, quant à elle, a exprimé sa peur et son besoin de protection :
« Je veux seulement ma sécurité… J’ai besoin de protection contre lui. »
Témoignage de la victime devant le tribunal Une ordonnance de protection était déjà en vigueur.
L’avocat de l’accusé, M. Rory O’Brien, a contesté l’évaluation de l’État, estimant que les accusations ne suffisaient pas à justifier un maintien en détention provisoire. Il a affirmé que son client accepterait volontiers des conditions strictes pour garantir qu’il ne contacte pas la victime. Le juge Emile Daly a cependant estimé que les preuves présentées étaient suffisantes pour refuser la libération sous caution, en raison de la gravité des accusations et du risque potentiel pour la sécurité de la femme. L’accusé restera donc en détention dans l’attente de nouvelles instructions du directeur des poursuites pénales (DPP) et comparutionra par liaison vidéo devant le tribunal de Letterkenny.
M. O’Brien a demandé que les instructions du DPP soient obtenues « aussi rapidement que possible ». L’aide juridique a été accordée à M. O’Brien.
