Home NouvellesUn homme d’Oakland acquitté du meurtre avec préméditation lors du premier meurtre de 2023, mais le jury s’accroche à d’autres accusations

Un homme d’Oakland acquitté du meurtre avec préméditation lors du premier meurtre de 2023, mais le jury s’accroche à d’autres accusations

by Nicolas Lefèvre

Un jury de la cour du comté d’Alameda a relaxé Harry Black, 26 ans, des accusations de meurtre au premier degré dans l’affaire du décès de James Stephens, survenu le 1er janvier 2023 devant un bar à fumée à East Oakland. Cependant, les jurés n’ont pas pu se prononcer sur les autres chefs d’accusation, notamment le meurtre au second degré et l’homicide involontaire, laissant le sort de l’accusé incertain.

Selon une note transmise au juge, les délibérations ont été difficiles, les jurés votant 11 contre 1 pour l’accusation de meurtre et 10 contre 1, avec une abstention, pour l’homicide volontaire. Harry Black avait affirmé, lors de son procès, qu’il craignait pour sa vie, estimant que l’ami de la victime, Roger Johnson, tentait de s’emparer de son arme à feu après une altercation qui aurait pu être évitée par des excuses.

Les faits se sont déroulés dans le pâté de maisons 6900 de l’International Boulevard. Black a témoigné que Roger Johnson, 55 ans, de Hayward, avait marché sur son pied et qu’il avait alors montré la crosse d’une arme de type AR qu’il portait à sa ceinture, dans le but de dissuader Johnson de provoquer une bagarre. Selon la défense, Johnson aurait ensuite tenté de lui arracher l’arme, ce qui aurait conduit Black à tirer, touchant mortellement Stephens.

L’affaire prend une tournure particulière avec le passé judiciaire de Roger Johnson. En 2002, il avait été inculpé pour meurtre dans le comté d’Alameda, les procureurs envisageant même de requérir la peine de mort. Il avait finalement plaidé coupable d’homicide involontaire dans le cadre d’un accord de plaidoyer, après avoir été accusé d’avoir été le chauffeur en fuite de deux hommes armés qui avaient tué Dena Monique Daniels, une employée de Brinks, lors d’un braquage à Berkeley.

Johnson a lui-même été blessé par balle à la jambe lors de l’incident, mais a survécu. Il avait témoigné contre Black, déclarant avoir saisi l’arme que Black « me prenait ». Il a également admis ne pas s’être rendu immédiatement à l’hôpital après avoir été touché, préférant aller chercher l’individu avec lequel il venait d’avoir une altercation. Interrogé sur les raisons de cette décision, il a répondu : « Il vient de tuer mon ami et de me tirer dessus. Pourquoi pas ? »

Au moment des faits, Harry Black n’était pas autorisé à posséder une arme à feu en raison d’une condamnation antérieure pour vol au second degré, remontant à ses 17 ans. Il n’a pas contesté l’accusation de possession illégale d’une arme à feu. La police a également découvert sur son compte Instagram des photos de Black tenant une arme similaire à celle utilisée dans la fusillade, accompagnées de la mention « entraîné à tuer » dans sa biographie.

À ce stade, le verdict partiel ne modifie pas la situation de détention de Black, qui reste incarcéré à la prison de Santa Rita sans caution. Les procureurs et son avocate, Annie Beles, se préparent désormais à un nouveau procès ou à une négociation d’accord de plaidoyer. Black ne sera pas jugé pour l’accusation liée à l’arme à feu tant que les autres chefs d’accusation n’auront pas été résolus.

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