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Un pays « craintif » ? Les inquiétudes liées à la criminalité envahissent le Chili avant la course présidentielle | Actualités électorales

Le Chili se prépare à un second tour présidentiel crucial ce dimanche, marqué par une inquiétude croissante concernant la criminalité et une participation électorale obligatoire pour ses 15,8 millions d'inscrits. Alors que les sondages donnent l'avantage à José…

Un pays « craintif » ? Les inquiétudes liées à la criminalité envahissent le Chili avant la course présidentielle | Actualités électorales

Le Chili se prépare à un second tour présidentiel crucial ce dimanche, marqué par une inquiétude croissante concernant la criminalité et une participation électorale obligatoire pour ses 15,8 millions d’inscrits. Alors que les sondages donnent l’avantage à José Antonio Kast, certains électeurs expriment leur scepticisme face à une campagne dominée par les questions de sécurité.

L’obligation de voter, réintroduite pour la première fois depuis 2012, pourrait jouer un rôle déterminant dans l’issue du scrutin. José Antonio Kast, arrivé en deuxième position au premier tour en novembre, espère capitaliser sur le soutien des candidats conservateurs éliminés. Cependant, cette focalisation sur la criminalité ne convainc pas tous les Chiliens.

Daniela Ocaranza, mère de famille et bénévole dans une association luttant pour le logement abordable à Santiago, estime que la peur est instrumentalisée à des fins politiques. « La criminalité a augmenté, c’est vrai, mais c’est un phénomène mondial », a-t-elle déclaré. Elle critique également le rôle des médias, qui, selon elle, amplifient la perception de l’insécurité en répétant sans cesse les mêmes images. « On nous montre le même crime 30 fois par jour – matin, midi et soir – ce qui donne l’impression qu’il y en a beaucoup plus », explique-t-elle.

Pour Mme Ocaranza, les priorités sont ailleurs : éducation, santé et retraites. C’est pourquoi elle votera pour Gabriel Jara, qu’elle juge plus apte à répondre à ces préoccupations. « Mais il y a bien d’autres choses qui sont plus importantes », a-t-elle souligné.

D’autres observateurs, comme Johnson, pointent du doigt l’efficacité limitée des politiques répressives. Il explique que les mesures punitives ne donnent généralement pas les résultats escomptés, tout en reconnaissant la pression politique pour agir rapidement. « Les politiciens élaborent des politiques dures pour apaiser les résidents qui souhaitent que des mesures urgentes soient prises », a-t-il constaté.

Johnson met en garde contre les conséquences d’une peur excessive. « Aujourd’hui, il y a moins de gens qui consomment de l’art, qui vont au théâtre ou au restaurant. Cela ne limite donc pas seulement la qualité de vie de quelqu’un, mais aussi le développement économique », a-t-il affirmé. « La peur est extrêmement nocive. Elle pourrait même être plus blessante que le crime lui-même. »

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À propos de l’auteur: Nicolas Lefèvre

Nicolas Lefèvre couvre l’actualité française, de la vie politique aux questions sociales et économiques. Il privilégie les explications claires, les faits datés et les informations directement utiles au lecteur.