L’héritier du dernier shah d’Iran a lancé un appel à l’action sur la scène internationale, réclamant un soutien pour renverser le régime actuel et ouvrir la voie à une transition démocratique. Reza Pahlavi a exposé sa stratégie lors d’une conférence de presse à Washington le 16 janvier, alors que l’Iran est secoué par des troubles civils et une crise économique persistante.
« Aujourd’hui, alors que mes compatriotes m’appellent au leadership, je réaffirme mon engagement de toute une vie en intervenant pour diriger le mouvement qui reprendra notre pays de la force hostile anti-iranienne qui l’occupe et tue ses enfants », a déclaré Pahlavi. Il a affirmé être en mesure d’assurer une transition stable et a promis son retour en Iran.
Selon Pahlavi, le nombre de victimes des récentes manifestations pourrait dépasser les 12 000 en 48 heures. Bien qu’Epoch Times n’ait pas pu vérifier ces chiffres de manière indépendante, les estimations varient considérablement, allant de plusieurs centaines à plusieurs milliers de morts.
L’opposant a détaillé une série de mesures que la communauté internationale pourrait prendre pour accélérer la chute de la République islamique. Il a notamment plaidé pour des frappes aériennes ciblées sur les centres de commandement des forces de sécurité, notamment le Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI), ainsi que pour le maintien et le renforcement des sanctions internationales.
« Avec ou sans l’aide du monde, le régime tombera. Il tombera plus tôt et davantage de vies seront sauvées si le monde met ses paroles en action », a-t-il insisté.
Pahlavi a également souligné l’importance de faciliter l’accès des Iraniens à l’information en rétablissant l’accès aux services de communication par satellite et en lançant des « cyberopérations visant à désactiver la capacité du régime à fermer Internet ». Il a demandé à la communauté internationale de se préparer à reconnaître rapidement son gouvernement de transition une fois celui-ci établi.
Son plan prévoit un référendum démocratique pour élire des représentants à une assemblée constituante chargée de rédiger une nouvelle constitution, qui serait ensuite soumise à l’approbation populaire.
L’appel de Pahlavi n’a pas suscité un enthousiasme unanime. L’ancien président américain Donald Trump a exprimé des doutes quant à sa capacité à rallier le soutien de la population iranienne, déclarant à Reuters le 14 janvier : « Il a l’air très sympa, mais je ne sais pas comment il jouerait dans son propre pays. Et nous n’en sommes pas encore vraiment là. »
Le représentant Mike McCaul (Républicain du Texas), membre de la commission des relations étrangères de la Chambre des représentants, a également mis en garde contre l’absence de consensus sur un leadership clair en Iran, soulignant l’émergence d’autres groupes dissidents, tels que les Mojahedin-e-Khalq (MEK), qui préparent également leurs propres candidatures.
Khosro Isfahani, analyste principal de l’Union nationale pour la démocratie en Iran, a minimisé l’influence de ces groupes dissidents, affirmant qu’ils ne disposent pas d’une base de soutien significative au sein de la population iranienne.
Le fils du dernier shah d’Iran, renversé par la révolution islamique de 1979, vit en exil depuis des décennies. Son appel intervient dans un contexte de tensions croissantes et de répression des manifestations dans le pays.