Publié le 2024-02-29 10:35:00. Une étude majeure publiée dans The Lancet rassure les femmes enceintes sur l’utilisation du paracétamol, après des allégations controversées émises par l’administration Trump l’an dernier liant ce médicament à des troubles neurodéveloppementaux.
- Une étude approfondie n’a trouvé aucun lien entre la prise de paracétamol pendant la grossesse et un risque accru d’autisme ou de trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH).
- Le paracétamol reste considéré comme l’option la plus sûre pour soulager la douleur et la fièvre pendant la grossesse.
- Des experts dénoncent les déclarations de l’administration Trump comme étant infondées et motivées politiquement.
Les inquiétudes concernant le paracétamol, commercialisé sous le nom de Tylenol aux États-Unis, ont été soulevées en septembre dernier par l’administration Trump, qui a suggéré un lien avec l’autisme. Cette annonce, dépourvue de nouvelles preuves scientifiques, a semé la confusion parmi les patientes, alors que ce médicament est depuis longtemps considéré comme sûr pendant la grossesse.
L’étude publiée dans The Lancet, basée sur l’analyse de données accumulées sur plusieurs décennies, apporte un éclairage nouveau et rassurant. Les chercheurs n’ont identifié aucune augmentation du risque de troubles neurodéveloppementaux chez les enfants dont les mères avaient pris du paracétamol pendant leur grossesse. Cette conclusion confirme les recommandations actuelles des professionnels de santé.
Le Dr Brendan O’Shea, professeur de soins primaires au Trinity College, a vivement critiqué les déclarations de l’ancien président américain.
« Rien de tout cela ne tient debout. Cela n’a pas tenu le 22 septembre ; cela ne tient plus maintenant. Nous sommes sur la mauvaise voie. Ce n’est pas une histoire de santé, c’est une histoire politique. »
Dr Brendan O’Shea, professeur de soins primaires au Trinity College
L’American College of Obstetricians and Gynecologists (ACOG) continue de recommander le paracétamol comme traitement de première intention contre la douleur et la fièvre pendant la grossesse. Il est important de noter que les fièvres non traitées peuvent être associées à des problèmes de développement chez le bébé, voire à des fausses couches. D’autres analgésiques courants, comme l’ibuprofène, peuvent également présenter des risques en réduisant le flux sanguin vers le fœtus.
Cette étude intervient à un moment où la confiance du public envers les informations de santé est particulièrement fragile. Les professionnels de santé insistent sur l’importance de se baser sur des données scientifiques solides et de ne pas céder à la désinformation.
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