Une infirmière auxiliaire de 52 ans a été condamnée à une amende de plus de 5 400 francs suisses après avoir agressé à plusieurs reprises son partenaire dans le canton de Zurich. Ces violences, qui ont nécessité des soins hospitaliers pour la victime, se sont produites malgré une interdiction de contact.
Les faits se sont déroulés entre avril 2024 et juillet 2025 dans l’Oberland zurichois. Selon l’ordonnance pénale du parquet de See/Oberland, la femme a frappé son compagnon avec un cendrier en avril 2024, lui causant une lacération qui a nécessité quatre agrafes. En mai 2025, lors d’une dispute, elle a lancé un bol à soupe en céramique sur la tête de l’homme, occasionnant une nouvelle blessure, cette fois refermée avec six agrafes.
La victime a dû être hospitalisée à deux reprises suite à ces agressions. Après le second incident, une interdiction de contact et de rapprochement a été imposée à l’agresseuse, qu’elle a pourtant enfreinte à plusieurs reprises en se rendant au domicile de son ex-partenaire à deux reprises en juillet 2025.
L’ordonnance pénale révèle que l’accusée avait déjà été condamnée à des amendes avec sursis en janvier et juillet 2022. Les nouvelles infractions ont été commises pendant sa période de probation. Le parquet a estimé que ces condamnations antérieures n’avaient pas suffi à dissuader la femme de commettre de nouveaux délits, et a donc révoqué les sursis.
Au total, la femme a été condamnée à une amende de 180 forfaits journaliers de 30 francs (5 400 francs). Elle devra également payer 800 francs d’amende supplémentaire ainsi que les frais de procédure et d’expertise, portant le montant total à 9 332,45 francs. Six jours de détention préventive ont été déduits du montant de l’amende.
L’ordonnance de sanction, qui n’a pas été contestée, est désormais définitive et juridiquement contraignante. Les violences domestiques exercées par les femmes envers les hommes, bien que moins fréquentes que l’inverse, sont un phénomène pris au sérieux par les autorités.