Publié le 26 octobre 2025 à 03h12. Les principaux supermarchés britanniques tirent la sonnette d’alarme face à une nouvelle taxe sur les propriétés commerciales, craignant une hausse des prix pour les consommateurs alors que l’inflation alimentaire reste une préoccupation majeure.
- Tesco, Sainsbury’s, Marks & Spencer et d’autres géants de la distribution ont signé une lettre adressée à la chancelière Rachel Reeves pour demander l’exclusion des supermarchés de cette surtaxe.
- Le British Retail Consortium (BRC) estime que l’inclusion des grands magasins dans cette taxe pourrait aggraver l’inflation alimentaire, déjà élevée.
- Les supermarchés soulignent la pression financière croissante qu’ils subissent, avec plus de 7 milliards de livres sterling (environ 8,3 milliards d’euros) de coûts supplémentaires en 2025.
Les plus grandes enseignes de la grande distribution au Royaume-Uni se mobilisent pour éviter une nouvelle augmentation des coûts. Tesco, Sainsbury’s, Marks & Spencer, Waitrose, Morrisons, Asda, Aldi et Lidl ont conjointement adressé une missive à Rachel Reeves, la chancelière du Trésor, pour plaider contre l’application d’une surtaxe sur les propriétés commerciales à leurs magasins. Ils craignent que cette mesure ne se traduise inévitablement par une hausse des prix pour les consommateurs, déjà confrontés à une inflation persistante.
Selon le British Retail Consortium (BRC), l’organisation professionnelle qui a coordonné cette démarche, les grands magasins pourraient être particulièrement touchés par cette nouvelle taxe, qui concernerait les propriétés évaluées à plus de 500 000 £ (environ 590 000 €). Le gouvernement prévoit toutefois des tarifs réduits pour les petites entreprises.
Dans leur lettre, les supermarchés mettent en garde contre les conséquences d’une augmentation de la fiscalité :
« Si l’industrie devait faire face à des taxes plus élevées dans le prochain budget – par exemple en étant incluse dans la nouvelle surtaxe sur les tarifs des entreprises – notre capacité à offrir de la valeur à nos clients deviendrait encore plus difficile, et ce seront inévitablement les ménages qui en ressentiront les conséquences. »
Lettre conjointe des supermarchés à Rachel Reeves
Le BRC souligne que les grands locaux commerciaux ne représentent qu’une faible proportion de l’ensemble des magasins, mais qu’ils contribuent à hauteur d’un tiers au total des taxes foncières payées par le secteur de la distribution. Une nouvelle augmentation pourrait donc avoir un impact significatif sur l’inflation alimentaire.
Helen Dickinson, directrice générale du BRC, a déclaré que les supermarchés s’efforçaient de maintenir les prix des denrées alimentaires aussi bas que possible, mais que la tâche devenait de plus en plus ardue.
« Les supermarchés font tout leur possible pour maintenir les prix des denrées alimentaires à un niveau abordable, mais c’est une bataille difficile, avec plus de 7 milliards de livres sterling de coûts supplémentaires rien qu’en 2025. »
Helen Dickinson, directrice générale du BRC
Elle a également souligné la pression financière exercée sur le secteur par l’augmentation des cotisations d’assurance nationale et les nouvelles taxes sur les emballages.
La chancelière du Trésor est confrontée à des choix budgétaires difficiles, notamment en raison de prévisions économiques sombres et de revirements sur les coupes sociales, qui compliquent le respect de ses objectifs d’emprunt. Le Trésor n’a pas souhaité commenter cette affaire.
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