Publié le 23 novembre 2025 19:46:00. Une comète interstellaire, 3I/ATLAS, récemment observée par les astronomes de la NASA, présente des anomalies inattendues dans sa structure, suscitant l’intérêt et les interrogations de la communauté scientifique.
La comète 3I/ATLAS, découverte en juillet dernier, continue de surprendre les chercheurs. Des images récentes ont révélé un changement radical dans sa structure, notamment la disparition soudaine de son “anti-queue” et l’apparition d’une queue conventionnelle, beaucoup plus lumineuse et étendue.
Contrairement aux comètes habituelles, dont les queues pointent à l’opposé du Soleil en raison du vent solaire, 3I/ATLAS avait initialement développé une “anti-queue”, un jet de matière dirigé vers l’étoile. Ce phénomène, couplé à une composition inhabituelle incluant du dioxyde de carbone, de l’eau, des traces de cyanure et un alliage de nickel jamais observé dans des processus naturels, avait déjà interpellé les astronomes. Comme l’explique l’agence DW, les observations réalisées depuis le télescope optique nordique dans les îles Canaries ont été qualifiées d’”étranges” et “difficiles à expliquer avec les modèles actuels”.
Le 5 novembre 2025, la NASA a publié des images confirmant la disparition de l’anti-queue et l’émergence d’une queue conventionnelle, qui s’étend désormais sur plus de 56 000 kilomètres. Cette transformation s’accompagne d’une perte de masse d’environ 13 % après le périhélie et d’une accélération anormale, qui ne correspond pas au dégazage habituel des comètes.
Les télescopes spatiaux Hubble et James Webb (JWST) ont également détecté d’autres phénomènes troublants, renforçant les interrogations sur la composition, l’origine et la dynamique de ce visiteur interstellaire. Ces observations ont conduit plusieurs équipes scientifiques à reconsidérer leurs hypothèses sur ce type d’objets.
Malgré ces anomalies, la NASA assure que la comète 3I/ATLAS ne présente aucun danger pour la Terre. “Le passage de 3I/ATLAS se fera à des centaines de millions de kilomètres et ne représente aucune menace pour la vie humaine ni pour les infrastructures terrestres”, a souligné l’agence spatiale américaine. Néanmoins, les experts considèrent cette comète comme une occasion scientifique exceptionnelle d’étudier les corps célestes provenant d’autres systèmes solaires.
La comète, troisième objet interstellaire à entrer dans notre système solaire après ‘Oumuamua (2017) et 2I/Borisov (2019), est suffisamment brillante pour être observée avec un télescope par quiconque, depuis n’importe quel point de la Terre. De nombreux amateurs ont d’ailleurs commencé à partager leurs observations sur les réseaux sociaux.
