Publié le 16 novembre 2025. Blue Origin, la société spatiale fondée par Jeff Bezos, a réalisé une avancée majeure dans la réutilisation des fusées en réussissant l’atterrissage en mer de son propulseur New Glenn, ouvrant une nouvelle ère de compétition dans l’accès à l’espace.
- Blue Origin a réussi l’atterrissage en douceur du premier étage de sa fusée New Glenn sur un navire sans pilote en mer après son deuxième lancement.
- Cette réussite fait de Blue Origin la deuxième entreprise au monde, après SpaceX, à maîtriser la récupération et la réutilisation des propulseurs de fusées orbitales.
- Le lancement de New Glenn a également permis de mettre en orbite les sondes jumelles ESCAPADE de la NASA, destinées à étudier la magnétosphère de Mars.
L’exploration spatiale a franchi une nouvelle étape jeudi 13 novembre avec le succès de Blue Origin. Après le deuxième lancement de sa fusée New Glenn depuis la Space Coast de Floride, le premier étage de la fusée a atterri avec précision sur le navire sans pilote « Jacklyn », situé à environ 604 kilomètres (375 miles) de la côte. Cette manœuvre complexe, qui a duré environ 10 minutes, démontre la capacité de Blue Origin à réutiliser ses propulseurs, réduisant ainsi considérablement les coûts d’accès à l’espace.
Cette mission, la première mission spatiale commerciale de Blue Origin, a également eu pour objectif de déployer les sondes jumelles ESCAPADE de la NASA. Ces sondes étudieront la magnétosphère de Mars, l’enveloppe magnétique de la planète rouge, afin de mieux comprendre son atmosphère et son évolution.
Jusqu’à présent, seule SpaceX, la société d’Elon Musk, avait démontré sa capacité à récupérer et à réutiliser les propulseurs de ses fusées. L’exploit de Blue Origin marque donc un tournant dans le secteur spatial, introduisant un nouveau concurrent majeur. Jeff Bezos, fondateur de Blue Origin, a partagé sur la plateforme X des vidéos spectaculaires de l’atterrissage, soulignant la complexité de la manœuvre.
Dans l’une de ses publications, Bezos a expliqué la stratégie d’atterrissage de l’entreprise : « Nous visons généralement à atterrir à quelques centaines de mètres du Jacqueline pour éviter un impact grave sur le navire si les moteurs ne démarrent pas ou tardent à démarrer. » Il a ajouté que Blue Origin affinera progressivement cette approche prudente, célébrant la performance de son équipe avec la devise latine « Gradatim Ferociter » (Suivre le pas, avancer avec courage).
Dave Limp, PDG de Blue Origin, s’est félicité de cette réussite dans un communiqué de presse : « Jamais dans l’histoire un booster de cette ampleur n’avait réussi à atterrir lors de son deuxième essai. » L’entreprise prévoit que chaque propulseur du premier étage New Glenn pourra effectuer au moins 25 vols.
(Cet article fait référence au rapport Space.com)
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