Publié le 26 octobre 2025 08h43. Le nouveau navigateur web ChatGPT Atlas, présenté comme une révolution intégrant l’intelligence artificielle, déçoit les premiers utilisateurs. Promesses non tenues et bugs à répétition : l’outil peine à rivaliser avec ses concurrents directs.
- ChatGPT Atlas peine à importer l’historique de navigation depuis certains navigateurs populaires comme Firefox, Opera ou Safari.
- Des tests concrets révèlent des difficultés à exploiter les capacités d’agent conversationnel du navigateur, notamment lors de l’extraction d’informations à partir de données en ligne.
- Le logiciel souffre de problèmes de stabilité, avec des pages qui se figent, des erreurs de chargement et des ralentissements.
L’attente était grande autour de ChatGPT Atlas, le navigateur web développé par OpenAI et vanté pour son intégration poussée de l’intelligence artificielle (IA). Pourtant, les premiers retours sont sans appel : l’outil est loin de tenir ses promesses. Ceux qui suivent de près l’évolution du secteur le considèrent déjà comme une déception, bien en deçà des performances d’alternatives comme Opera Neon ou Comet, développé par Perplexity.
Dès le lancement, les limitations se font sentir. Si ChatGPT Atlas propose d’importer l’historique de navigation, les signets et les mots de passe, il se révèle incapable de récupérer les données de navigateurs autres que Chrome et Edge. Ses concurrents, en revanche, offrent une compatibilité plus large, incluant Firefox, Opera, Arc, Dia, Brave et même Safari. Comet se distingue particulièrement par son offre la plus complète en la matière.
L’interface du navigateur, basée sur Chromium – le même moteur que Microsoft Edge ou Comet – est épurée et rappelle celle de Chrome. Il est possible d’installer des extensions pour enrichir l’expérience de navigation. Une barre latérale permet d’interagir avec l’IA, à l’instar de ce que proposent d’autres navigateurs.
Pour évaluer les capacités d’agent conversationnel de ChatGPT Atlas, des tests simples ont été menés. Par exemple, demander à l’IA de consulter des bases de données en ligne et d’en extraire les informations les plus pertinentes. L’opération s’est soldée par une série de messages d’erreur, révélant l’incapacité du navigateur à mener à bien cette tâche.
Des tests plus concrets ont également mis en évidence les faiblesses du logiciel. En demandant à Caféine, Opéra Néon et Comète de Perplexité de créer un microsite dédié à la dernière lauréate du prix Nobel de la paix, les résultats ont été comparés. ChatGPT Atlas a proposé un fichier HTML, mais sur macOS, il s’est avéré impossible de le télécharger ou de l’afficher dans un onglet, contrairement à ses concurrents.
Face à ces difficultés, une requête a été adressée au navigateur : un résumé des principaux bugs signalés par les utilisateurs. La réponse a révélé des problèmes d’affichage et de stabilité, tels que des pages qui se figent, des erreurs lors du chargement de sites complexes ou des ralentissements lorsque la barre latérale de ChatGPT est active. Des problèmes de synchronisation entre l’agent IA et la navigation ont également été mentionnés, entraînant des réponses hors contexte ou des actions bloquées.
En conclusion, ChatGPT Atlas apparaît comme un produit immature et mal fini. Au-delà des préoccupations habituelles en matière de confidentialité, partagées avec ses concurrents, il est difficile de recommander ce navigateur à ceux qui souhaitent confier leurs données personnelles, leurs réservations d’hôtel ou leurs informations bancaires. Cette déconvenue s’inscrit dans la lignée des intégrations maladroites de l’IA dans les produits Microsoft ou des problèmes de stabilité rencontrés par ChatGPT, y compris dans ses versions payantes.
Il est donc préférable de ne pas sortir sa carte de crédit pour une version payante, surtout après avoir constaté les lacunes de ce logiciel lors de tests approfondis, notamment la version proposée à 23 euros par mois.
Bonne chance !
Xavier Studer
PS : Soyez prudents avec ces IA et ne les laissez pas agir sans prendre les précautions nécessaires dans la formulation de vos requêtes et la définition de leur contexte. Les hallucinations ne sont pas un phénomène du passé…
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