Publié le 2025-11-01 10:09:00. Une attaque russe massive a visé Mykolaïv, faisant des blessés et un mort, tandis que les combats s’intensifient autour de Pokrovsk, où l’Ukraine déploie des efforts de renseignement pour contrer la pression ennemie. Face à la situation, les pays du G7 réaffirment leur soutien à la restauration des infrastructures énergétiques ukrainiennes.
- Hier soir, la Russie a lancé 223 drones contre l’Ukraine.
- Les forces russes concentrent leurs efforts sur la prise de la ville de Pokrovsk depuis plus d’un an.
- Des unités de renseignement ukrainiennes ont été déployées à Pokrovsk pour tenter d’inverser la tendance.
- Les alliés occidentaux continuent de discuter de l’aide à apporter à l’Ukraine.
Les dernières 24 heures ont été marquées par une intensification des attaques russes sur l’Ukraine. Un missile balistique de type Iskander-M, équipé d’une ogive à fragmentation, a frappé Mykolaïv, blessant plusieurs personnes et causant au moins un décès. Parmi les victimes, on compte également un enfant, a indiqué le maire de la ville, Vitaly Kim, sur les réseaux sociaux.
Parallèlement, la situation à Pokrovsk reste critique. L’état-major général des forces armées ukrainiennes a rapporté avoir repoussé 48 tentatives d’attaque russes dans cette zone au cours des dernières 24 heures. Les forces russes cherchent à s’emparer de la ville depuis plus d’un an, et Moscou affirme la tenir encerclée. Selon l’Institute for War Research, un groupe de réflexion américain, les récentes contre-attaques ukrainiennes au nord de Pokrovsk n’ont permis que des avancées limitées.
Des renforts en matière de renseignement ont été envoyés sur le terrain. Le commandant du système sans pilote de la 68e brigade Jaeger, surnommé “Goose”, a expliqué aux médias ukrainiens que l’ennemi exerce une pression constante depuis le nord, dans le but de couper la ville en deux et de perturber l’approvisionnement des troupes. Il a décrit la tactique russe comme consistant à infiltrer de petits groupes d’infanterie pour contourner les positions ukrainiennes et les attaquer par l’arrière.
« Ils s’infiltrent dans la ville, tentent de se faufiler entre nos positions et de se mettre à l’arrière. En même temps, ils essaient de ne pas s’impliquer dans les combats. Mais dès qu’ils rencontrent nos combattants, il y a un échange de tirs. »
Goose, commandant du système sans pilote de la 68e brigade Jaeger
Des informations font état de l’arrivée d’agents de renseignement ukrainiens à Pokrovsk, une opération supervisée par Kirilo Budanov, chef du Département principal du renseignement. L’arrivée de ces équipes a été initialement compliquée par l’intense activité des drones russes, selon l’agence Reuters. Oliver Carroll, correspondant de The Economist et des médias publics ukrainiens, a souligné que cette contre-offensive vise à rétablir des routes d’approvisionnement essentielles. Des images de drone montrant des soldats débarquant d’un hélicoptère ont été diffusées par plusieurs médias.
Sur le plan international, les négociations concernant le soutien à l’Ukraine se poursuivent. Le Pentagone envisage de fournir à l’Ukraine des missiles Tomahawk, une décision qui pourrait réduire l’avantage dont bénéficient actuellement les forces russes grâce à l’utilisation de missiles balistiques et guidés à longue portée. Toutefois, la décision finale revient au président américain Donald Trump, selon des informations rapportées par CNN. Plus d’informations sur le soutien américain.
Les ministres de l’Énergie et de l’Environnement des pays du G7, réunis à Toronto, ont condamné les attaques russes contre le système énergétique ukrainien et se sont engagés à aider à la restauration des infrastructures énergétiques, notamment par le biais de connexions énergétiques régionales et de la création d’un système énergétique décentralisé. Le Canada a déjà versé 10 millions de dollars canadiens pour la restauration des infrastructures critiques endommagées, a annoncé la ministre des Affaires étrangères Anita Anand.
Contexte : L’invasion à grande échelle de l’Ukraine par la Russie a débuté le 24 février 2022. Retour sur le début du conflit. Initialement, le Kremlin misait sur une prise rapide de Kiev, mais la résistance ukrainienne a contrecarré ces plans. Après des revers, les forces russes se sont retirées de la région de Kiev, mais ont continué leur offensive dans d’autres régions.
À l’automne 2022, l’armée ukrainienne a libéré la région de Kharkiv et une partie de la région de Kherson, suscitant l’espoir d’une victoire. Libération de Kharkiv et Libération de Kherson. Cependant, la contre-offensive lancée à l’été 2023 n’a pas rencontré le succès escompté, en raison d’un manque d’armes occidentales et de la forte défense russe.
En août 2024, l’Ukraine a mené une incursion dans la région de Koursk en Russie, une première depuis la Seconde Guerre mondiale. Incursion dans la région de Koursk. Depuis l’automne 2024, la Russie a également fait appel à des soldats nord-coréens pour renforcer ses troupes. Renforts nord-coréens. Le président Zelensky a également révélé que des mercenaires chinois et pakistanais combattent aux côtés des forces russes dans l’est de l’Ukraine. Mercenaires chinois et pakistanais.
Malgré de multiples tentatives de négociation, notamment sous l’égide du président américain Donald Trump, un cessez-le-feu en Ukraine n’a pas encore été conclu.
Sur le même sujet
