Publié le 26 octobre 2025 à 00h56. Un an après les inondations dévastatrices qui ont fait plus de 230 morts dans la région de Valence, des dizaines de milliers de personnes ont manifesté leur colère contre les autorités, accusées d’avoir tardé à lancer l’alerte.
La colère gronde à Valence. Près d’un an après la catastrophe qui a frappé la région, des dizaines de milliers de personnes ont défilé dans les rues pour exprimer leur indignation face à la gestion de la crise par le gouvernement régional et, plus particulièrement, par son Premier ministre, Carlos Mazón.
Les manifestants scandaient des slogans tels que « Mazón en prison » et brandissaient des pancartes accusatrices. Une banderole, représentant le Premier ministre à l’envers, symbolisait le mécontentement généralisé. L’événement survient après la catastrophe des inondations qui a frappé la région espagnole il y a un an.
« Nous voulons savoir ce que Carlos Mazón a fait ce jour-là. Un an plus tard, nous voulons enfin la vérité. La vérité pour tous ceux qui ont été touchés, mais surtout pour ceux qui sont morts », a déclaré Mariló Gradolí, porte-parole d’une des organisations à l’origine de la manifestation. Elle a insisté sur la nécessité d’une justice non seulement légale, mais aussi politique et sociale.
Depuis un an, les habitants de Valence organisent des rassemblements mensuels pour maintenir la pression sur les autorités. Malgré ces protestations, le gouvernement régional continue de nier toute responsabilité.
Rosa Alvarez, une autre participante, a exprimé son désespoir : « C’est brutal qu’après un an, nous n’ayons fait aucun progrès. » Elle se questionne sur les prochaines étapes : « Que pourrions-nous faire d’autre ? Je ne sais pas. La violence n’est pas une solution. »
L’heure fatidique, 20h10, est inscrite en lettres blanches sur fond noir sur de nombreux T-shirts. C’est l’heure à laquelle le gouvernement régional a envoyé une alerte catastrophe sur les téléphones portables le jour de la catastrophe. Or, à ce moment-là, les zones les plus touchées au sud de Valence étaient déjà dévastées et la plupart des 237 victimes avaient déjà perdu la vie.
« Carlos Mazón est un politicien minable, il refuse de démissionner. Nous ne voulons pas de ce gouvernement », a affirmé Mila Tamarit, une manifestante, appelant à de nouvelles élections et à un changement de leadership.
Les scientifiques rappellent que le réchauffement de la mer Méditerranée, qui s’accélère, favorise l’arrivée d’air humide et intensifie les orages d’automne. Les services météorologiques avaient d’ailleurs émis des alertes rouges quelques jours avant la catastrophe.
Les manifestants soulignent que les services météorologiques avaient déjà émis des alertes rouges pour la région, mais que le Premier ministre Mazón avait été aperçu en train de déjeuner ce jour-là, ne se rendant au siège du gouvernement que dans la soirée.
« On n’oublie pas, on ne pardonne pas. Nous voulons la justice », ont clamé les manifestants, déterminés à obtenir des réponses et des comptes de la part des responsables.
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