Édition française
En continu
---Advertisement---

Divertissement

Victoria Beckham review – meticulously constructed … but extremely boring | Television

La nouvelle série documentaire Netflix consacrée à Victoria Beckham, diffusée depuis le 4 octobre, se révèle être un portrait léché, mais finalement peu révélateur de l'ancienne Spice Girl devenue femme d'affaires. Loin des promesses d'une confidence intime, la…

Victoria Beckham review – meticulously constructed … but extremely boring | Television

La nouvelle série documentaire Netflix consacrée à Victoria Beckham, diffusée depuis le 4 octobre, se révèle être un portrait léché, mais finalement peu révélateur de l’ancienne Spice Girl devenue femme d’affaires. Loin des promesses d’une confidence intime, la production se présente davantage comme une vitrine pour la marque Beckham.

La série retrace le parcours de Victoria Beckham, de son enfance bercée par le rêve de la scène – sa mère, Jackie, se souvient avec fierté de son audition réussie pour Starlight Express – à son ascension au sein des Spice Girls, puis en tant qu’épouse du footballeur David Beckham. Elle explore ensuite sa transition vers le monde de la mode, où elle a su s’imposer comme une créatrice et une entrepreneure de plus en plus respectée.

Les coulisses de la préparation de son défilé le plus ambitieux à ce jour, organisé dans un château parisien, servent de fil conducteur à ce récit. Des figures influentes du secteur, telles qu’Anna Wintour, Tom Ford et Donatella Versace, témoignent des qualités nécessaires pour réussir dans un milieu compétitif et parfois impitoyable, évoquant les préjugés auxquels Victoria Beckham a dû faire face en tant que nouvelle venue issue du monde du divertissement.

David Beckham apporte son témoignage avec son humour habituel, soulignant l’éthique de travail de sa femme : « Elle aime prouver que les gens ont tort. Discrètement. » Victoria, de son côté, aborde l’image de « vache misérable » qui lui a longtemps été collée à la peau, expliquant que cette focalisation intense des médias sur son apparence et ses défauts a contribué à ses troubles alimentaires, qu’elle décrit comme une tentative de contrôler l’un des rares aspects de sa vie sur lesquels elle avait prise.

La série montre également le couple Beckham échangeant des taquineries avec la complicité des époux de longue date. Une scène particulièrement parlante révèle leur reluctance commune à sortir en soirée, un sentiment auquel de nombreux couples d’âge mûr peuvent s’identifier. Il apparaît ainsi que, malgré le glamour des événements, le désir secret de rester chez soi se fait sentir après 50 ans.

Son mentor, Roland Mouret, revient sur son rôle dans l’émergence de Victoria Beckham en tant que créatrice : « Il faut de l’ego, puis de la modestie. » Il raconte comment son premier défilé – une collection modeste de dix robes présentées dans un appartement new-yorkais – a rencontré un succès inattendu. Une fois que le public a été convaincu qu’il s’agissait bien du travail de Victoria Beckham et non de celui de Mouret, les fashionistas l’ont progressivement acceptée dans leur cercle.

La série aborde également une période difficile, marquée par des dettes importantes – principalement envers son mari, qui avait investi massivement dès le début – résultant d’une gestion financière imprudente. Malgré cet obstacle, Victoria Beckham a su gagner le respect de ses pairs avec chaque nouvelle collection, y compris le défilé parisien que l’on voit se préparer tout au long des près de trois heures de la série.

Au-delà du récit de l’ascension de Victoria Beckham, la série soulève des questions intéressantes sur la recherche de sa vocation, la connaissance de soi, le besoin de créer et la joie que procure l’expression de sa créativité. On voit le visage de Victoria Beckham s’illuminer lorsqu’elle évoque son apprentissage auprès de Roland Mouret, ou lorsqu’elle travaille sur les tenues en studio.

La série pourrait également être interprétée comme une réflexion sur la manière dont les médias en viennent à être critiques envers certaines personnes, et en particulier envers certaines femmes. En regardant ce documentaire, on comprend que l’incohérence apparente de Victoria Beckham a toujours déconcerté les observateurs : son sérieux et son travail acharné, hérités de ses parents, contrastant avec une image jugée frivole. Elle était censée être une simple figure de proue, alors qu’elle est avant tout une artiste. Elle était supposée privilégier le style au détriment du fond, mais elle a su allier les deux. Cela ne correspond pas aux attentes.

Cependant, la série ne s’attarde pas sur ces pistes de réflexion. Elle se limite à être une publicité de trois heures pour la marque Beckham, dont le seul objectif est de respecter le contrat de 16 à 20 millions de livres sterling (environ 18 à 23 millions d’euros) signé avec Netflix, et de faire suite au documentaire consacré à David Beckham en 2023. Elle atteint son objectif, mais la personnalité drôle et perspicace de Victoria Beckham, qu’elle ne révèle que par bribes, laisse un sentiment de frustration. Il serait passionnant de l’entendre s’exprimer plus librement, par exemple avec son amie Eva Longoria, autour d’un verre de vin. Netflix, à vous de jouer.

Join WhatsApp

Join Now

Join Telegram

Join Now

Laisser un commentaire

À propos de l’auteur: Antoine Girard

Antoine Girard couvre la culture et le divertissement, du cinéma à la musique en passant par les séries, les livres et les arts visuels. Il cherche à éclairer les œuvres, les tendances et leur réception.