À partir du 15 septembre 2026, la Thaïlande réduira de 60 à 30 jours la durée des séjours sans visa pour les touristes de plus de 60 pays, dont le Canada, l’Union européenne et les États-Unis. Cette mesure vise à lutter contre la criminalité associée aux séjours prolongés, selon le journal officiel thaïlandais.
Le gouvernement thaïlandais ajuste sa politique d’exemption de visa pour freiner les abus et les infractions commises par certains visiteurs étrangers. Publiée dans la Gazette royale, la décision officielle officialise un changement initialement évoqué au printemps. Pour des millions de voyageurs s’apprêtant à visiter l’Asie du Sud-Est, la planification des vacances devra désormais intégrer ce plafond abaissé.
Les détails de la réduction pour le Canada et l’Union européenne
Jusqu’à présent, les ressortissants de 93 pays profitaient d’une exemption de visa de 60 jours. Dès la mi-septembre, ce privilège passera à 30 jours pour au moins 60 pays ciblés, parmi lesquels figurent le Canada, les États-Unis, la Suisse, Israël et l’ensemble des 29 États de l’espace Schengen. Pour d’autres nationalités, le couperet tombe encore plus vite : la durée autorisée descend à 15 jours pour les citoyens des Seychelles et de Maurice.
Parallèlement, quelques exceptions notables se distinguent dans la nouvelle liste. Les voyageurs en provenance du Brésil, du Pérou et de la Corée du Sud se verront octroyer des séjours de 90 jours sans visa, tandis que les ressortissants d’Azerbaïdjan, de Biélorussie et de Serbie devront solliciter un visa à l’arrivée. Le département des affaires consulaires n’a pas encore tranché sur le statut exact d’une vingtaine d’autres pays.
Sécurité, infractions et impact sur l’économie touristique
Les autorités thaïlandaises justifient cette restriction par la volonté de lutter contre la criminalité transnationale et les séjours illégaux. Plusieurs dossiers très médiatisés ont éclaboussé l’image du pays ces derniers mois, illustrant des dérapages liés à la consommation d’alcool et de drogue, des comportements inappropriés en public ou l’exploitation illégale d’entreprises locales — telles que des hôtels et des écoles privées — par des étrangers dépourvus des permis requis.

Le tourisme reste pourtant vital pour l’économie du royaume, pesant entre 10 % et 13 % du produit intérieur brut (PIB) selon les estimations officielles. Malgré cette importance, la fréquentation n’a pas encore renoué avec ses sommets d’avant la pandémie de COVID-19. Le pays table sur environ 33,5 millions de visiteurs étrangers pour l’année 2026, un chiffre légèrement supérieur aux 33 millions enregistrés l’an passé mais freiné par divers contextes internationaux, dont les tensions au Moyen-Orient.
Quelles options de rechange pour les séjours de longue durée
Les voyageurs qui souhaitent séjourner plus longtemps en Thaïlande disposent de quelques solutions de rechange. Il sera toujours possible de demander une unique prolongation de séjour directement auprès des services de l’immigration, bien que cette démarche demeure à la discrétion des agents sur place, qui exigeront des motifs valables.

Pour les séjours beaucoup plus longs, les touristes et les nomades numériques peuvent s’orienter vers le visa Destination Thailand (DTV). Ce dernier permet d’entrer dans le pays pour des périodes allant jusqu’à 180 jours, renouvelables une fois. Toutefois, l’accès à ce visa impose des conditions strictes, incluant la preuve d’un emploi à distance hors du territoire et la détention d’un solde bancaire minimal équivalant à 500 000 bahts, soit environ 13 000 euros.
Changements de règles pour le Sri Lanka
Dans le même temps, les voyageurs canadiens bénéficient d’une assouplissement de leurs formalités dans une autre destination prisée d’Asie. Le Sri Lanka a en effet supprimé les frais de son autorisation de voyage électronique (ETA) pour les citoyens canadiens. Cette mesure permet d’obtenir gratuitement un visa touristique autorisant une double entrée pour une période maximale de 30 jours, à condition d’effectuer la demande en ligne avant le départ.