Neco Williams, défenseur international de 25 ans et capitaine de l’équipe de Galles, a reconnu lundi 1er juin que l’élimination en demi-finale des barrages de la Coupe du Monde 2026, survenue le 27 mars dernier face à la Bosnie-Herzégovine, reste une blessure ouverte pour lui et ses coéquipiers.
Une douleur toujours vive après l’élimination en barrages
Neco Williams a admis que l’échec en demi-finale des barrages de la Coupe du Monde 2026, qui a privé le Galles d’une deuxième participation consécutive à une phase finale, continue de le hanter. Alors que l’équipe s’apprête à affronter le Ghana ce mardi 2 juin à Cardiff, le défenseur de Nottingham Forest, qui compte 55 sélections pour son pays, a évoqué une déception persistante, malgré les efforts pour tourner la page.
« Nous savons ce que ressentent les supporters, car nous ressentons exactement la même chose, toutes ces émotions de ne pas aller en Amérique. Ce qui est le plus décevant, c’est que je pense que si nous avions été qualifiés, nous aurions donné tout ce que nous avions. Nous aurions eu une réelle chance d’aller loin. »
Neco Williams, défenseur international du Galles
Le parcours du Galles s’est arrêté sur une séance de tirs au but particulièrement douloureuse, après un match nul 1-1 contre la Bosnie-Herzégovine. Dan James avait ouvert le score d’une frappe spectaculaire, mais Edin Džeko avait égalisé en fin de partie, forçant les prolongations. En tirs au but, Brennan Johnson et Neco Williams ont manqué leurs tentatives, scellant ainsi l’élimination du pays de Galles.
Une équipe unie malgré la déception
Malgré cette amère défaite, Williams a souligné la solidarité du groupe, qui a su rapidement faire bloc après le choc. Dan James, auteur du but de la tête en demi-finale, a été le premier à encourager Williams après son échec aux tirs au but, rappelant ainsi la cohésion d’une équipe qui doit désormais se projeter vers l’avenir.
« Quand quelque chose comme ça arrive, on n’a pas envie de parler à qui que ce soit ou d’être vu. Mais le groupe que nous avons fait vite oublier tout ça. Même les meilleurs joueurs du monde ratent des tirs au but, et il faut juste se relever, passer à autre chose et se concentrer sur le prochain tournoi. »
Neco Williams, défenseur international du Galles
Williams a également salué l’évolution du collectif sous la direction de Craig Bellamy, arrivés depuis peu à la tête de l’équipe nationale. Selon lui, le manager a déjà apporté des changements significatifs, et l’avenir s’annonce prometteur, notamment avec la perspective de co-organiser l’Euro 2028 avec l’Angleterre, l’Écosse et la République d’Irlandaise.
Regard vers l’avenir : Nations League et Euro 2028
Si la Coupe du Monde 2026 est désormais hors de portée, le Galles a d’autres défis à relever. La Ligue des Nations, avec des matchs contre le Portugal, le Danemark et la Norvège à l’automne, sera un test crucial pour évaluer la capacité de l’équipe à rebondir. Mais c’est bien l’Euro 2028, qui se jouera en partie au Pays de Galles, qui motive désormais les joueurs.
Dan James, toujours en quête de consolation après avoir raté les tirs au but lors de la qualification pour l’Euro 2024, a insisté sur la nécessité de garder les yeux rivés vers l’avant : « Nous avons encore tant à accomplir. C’est un plaisir de jouer pour cette équipe. Nous allons nous relever parce que nous avons tant de choses à attendre avec impatience. »

Harry Wilson, attaquant du Galles et auteur d’un but manqué sur la barre en demi-finale, a partagé cette vision. Malgré la déception, il a rappelé que l’équipe avait montré sa qualité tout au long de la campagne de qualification et que l’avenir reste ouvert. « Nous savons que nous sommes une équipe vraiment, vraiment forte, et nous l’avons vu tout au long de cette campagne de qualification. Bien que nous soyons tous déçus, il faut maintenant regarder vers l’avant. Nous avons la Ligue des Nations et ensuite l’Euro à domicile, qui nous motive tous. »
Une histoire de résilience
L’élimination en barrages rappelle une tendance historique du Pays de Galles, souvent éliminé aux dernières étapes des compétitions internationales. Pourtant, les joueurs et les anciens, comme Ashley Williams ou Robert Earnshaw, insistent sur les progrès accomplis ces dernières années. Earnshaw, qui a connu des périodes plus difficiles avec l’équipe nationale, a souligné qu’il y a « quelque chose de spécial » en train de se construire.
Si la douleur de la Coupe du Monde 2026 reste présente, le regard se tourne désormais vers les prochains défis. Avec une équipe unie et un projet clair, le Pays de Galles espère bien se reconstruire pour briller sur la scène internationale dans les années à venir.