La prodige chinoise Yu Zidi, âgée de 13 ans, a signé le deuxième meilleur temps de l’histoire sur 200 mètres 4 nages lors des Jeux asiatiques au Japon, s’imposant en 2 minutes 6 secondes et 10 centièmes, tout en décrochant un nouveau titre après sa victoire en papillon.
La natation mondiale a une nouvelle étoile, et elle n’a que treize ans. Engagée aux Jeux asiatiques qui se déroulent actuellement au Japon, la jeune nageuse chinoise continue de marquer les esprits à un rythme effréné. Moins de vingt-quatre heures après avoir dominé le 200 mètres papillon, elle a récidivé sur l’épreuve reine du 200 mètres 4 nages, s’offrant une performance qui s’inscrit directement dans les tablettes historiques de la discipline.
Une performance historique à 40 centièmes du record mondial
L’athlète a bouclé sa finale en 2’6 »10, établissant du même coup la meilleure performance mondiale de l’année. Ce chrono fulgurant la place juste derrière le record du monde établi l’an dernier par la Canadienne Summer McIntosh, triple championne olympique à Paris lors des Jeux de 2024, qui détient la référence absolue en 2’5 »70. En s’approchant à seulement quarante petits centièmes de ce temps de référence, l’adolescente surclasse des adversaires aguerries et s’installe durablement dans l’élite internationale.
En devenant la deuxième meilleure performeuse de l’histoire sur la distance, la jeune Chinoise devance des noms légendaires de la natation mondiale tels que la Hongroise Katinka Hosszu et l’Américaine Ariana Kukors. Cette course record lui permet également de s’emparer des records d’Asie, de Chine et du monde junior.
Un podium dominé et des ambitions affirmées pour l’avenir
En finale, la domination de la prodige a été totale. Elle a largement devancé sa compatriote Yu Yiting, deuxième en 2’07 »99, tandis que la Japonaise Mio Narita a pris la troisième place en 2’10 »40. Malgré l’enchaînement des courses et la pression médiatique, la championne a exprimé sa satisfaction au micro des suiveurs présents sur place.

L’appétit de la jeune athlète ne s’arrête pas à ce double sacre japonais. Déjà médaillée de bronze l’année dernière aux Championnats du monde de Singapour au sein du relais 4×200 mètres libre — ce qui faisait d’elle, à douze ans, la plus jeune médaillée de l’histoire de la compétition —, elle entend bien poursuivre sur sa lancée. Encore engagée sur le 400 mètres 4 nages dans le cadre de ces mêmes Jeux asiatiques, elle regarde déjà plus loin. Interrogée sur ses perspectives à long terme, elle n’a pas caché son ambition : Mon prochain but ? Monter sur la plus haute marche du podium aux Jeux Olympiques.
Une trajectoire qui dessine déjà un rendez-vous très net avec Los Angeles en 2028.