Publié le 20 décembre 2025 à 17h04. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a exposé sa vision d’un accord de paix juste, basé sur le statu quo territorial actuel et une résolution ultérieure de la question du Donbass par la voie diplomatique.
- Zelensky considère qu’une ligne de contact actuelle, dans toutes les régions de l’Ukraine, pourrait servir de base à un cessez-le-feu et à des négociations.
- Il envisage une restitution du territoire temporairement occupé dans le Donbass par des moyens diplomatiques, après un arrêt des combats.
- L’Ukraine a clairement indiqué à ses partenaires américains qu’elle ne peut constitutionnellement renoncer à ses territoires.
Selon Volodymyr Zelensky, un accord de paix équitable impliquerait le maintien des forces russes sur les territoires actuellement occupés dans les régions de Donetsk et de Lougansk, tout en permettant à l’Ukraine de reprendre le contrôle de ces zones par la diplomatie. Le président a partagé cette perspective lors d’un échange en ligne avec des journalistes samedi.
« Aujourd’hui, une version juste est possible : nous sommes là où nous sommes, c’est une ligne de contact dans n’importe quelle région de notre État. Jusqu’à présent, oui, avant la diplomatie, c’est le moment du cessez-le-feu, ou le moment d’un cessez-le-feu, puis le moment de la fin de la guerre. »
Volodymyr Zelensky, président ukrainien
Zelensky a souligné l’importance pour l’Ukraine de conserver le contrôle des parties du Donbass qui sont actuellement sous son autorité. Il a également précisé que Kiev avait expliqué à ses alliés américains sa position inébranlable sur la question de l’intégrité territoriale.
« Les Américains cherchent constamment un compromis. C’est pourquoi ils ont proposé une zone économique libre », a-t-il ajouté, soulignant les efforts de médiation en cours.
Cette déclaration intervient dans un contexte de discussions diplomatiques continues et de pressions internationales pour trouver une solution au conflit. Récemment, l’ancien président américain Donald Trump avait exprimé son optimisme quant à la possibilité d’un accord de paix, malgré la complexité de la situation.
Zelensky a par ailleurs affirmé que le gouvernement ukrainien ne perdait pas espoir dans le processus de paix actuel. Cependant, David Arakhamia, chef de la faction parlementaire du parti Serviteur du Peuple, avait mis en garde contre la possibilité d’un accord défavorable, soulignant que l’absence d’un accord viable pourrait entraîner la poursuite des hostilités.
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