Publié le 12 décembre 2025 à 14h07. Les États-Unis proposent une « zone économique libre » dans le Donbass pour tenter de débloquer les négociations de paix en Ukraine, tandis que Moscou rejette toute concession territoriale et que les frappes de drones se poursuivent sur le territoire russe.
- Le président ukrainien Volodymyr Zelensky se rendra à Berlin lundi prochain pour des discussions avec le chancelier Friedrich Merz et d’autres dirigeants européens.
- La Russie a rejeté la proposition de Zelensky d’organiser un référendum dans le Donbass pour décider de son avenir.
- Des frappes de drones ukrainiens ont visé des infrastructures énergétiques russes, notamment une raffinerie dans la région de Iaroslavl.
Les efforts de médiation américains pour mettre fin au conflit en Ukraine se poursuivent, avec une proposition controversée visant à établir une « zone économique libre » dans la partie du Donbass contrôlée par les forces ukrainiennes. Selon des sources proches des négociations, l’idée est que la Russie s’engage à ne pas envahir cette zone en échange de concessions potentielles sur d’autres points.
Volodymyr Zelensky devrait rencontrer le chancelier allemand Friedrich Merz à Berlin le 15 décembre, dans le cadre d’une réunion au format E3 (Allemagne, Royaume-Uni et France). La participation des États-Unis à cette réunion reste incertaine. Des mesures de sécurité renforcées sont déjà en place dans le quartier gouvernemental de Berlin en prévision de cette visite, avec l’installation de barrières et de dispositifs de surveillance.
La Russie a fermement rejeté la proposition de Zelensky d’organiser un référendum dans le Donbass. Youri Ouchakov, conseiller en politique étrangère du président Vladimir Poutine, a déclaré que cette région est considérée comme un territoire russe, suite à son annexion illégale en 2022, une action en violation du droit international. Moscou continue de revendiquer les régions de Donetsk et de Louhansk, ainsi que Kherson et Zaporijia, comme faisant partie intégrante de son territoire.
Parallèlement aux efforts diplomatiques, les frappes de drones ukrainiens sur le territoire russe se sont intensifiées. Une raffinerie située dans la région de Iaroslavl, au nord de Moscou, a été la cible d’une nouvelle attaque, perturbant potentiellement l’approvisionnement en carburant de l’armée russe. Des attaques de drones ont également visé des zones résidentielles, notamment dans la ville de Tver, où des personnes ont été blessées, dont un enfant hospitalisé.
L’administration du président américain Donald Trump a récemment présenté un plan de paix qui a été critiqué pour son alignement avec les exigences de Moscou. L’Ukraine et ses partenaires européens ont travaillé à la révision de ce plan, en supprimant les points jugés inacceptables. Kiev a transmis sa réponse mercredi.
Les discussions portent également sur la taille de l’armée ukrainienne. Kiev insiste pour maintenir un effectif de 800 000 soldats, tandis que le plan de paix initial prévoyait un plafond de 600 000. Selon un sondage du Centre Razumkov, plus de 90 % des Ukrainiens s’opposent à toute concession territoriale à la Russie. Vladimir Poutine a averti que la Russie atteindrait ses objectifs sur le champ de bataille si l’Ukraine ne cède pas.
D’autres réunions et discussions sur le plan de paix sont prévues dans les prochains jours. Donald Trump a déclaré que les États-Unis ne participeraient que « si nous pensons qu’il y a de bonnes chances » de succès. Le chancelier Friedrich Merz a évoqué la possibilité d’une réunion à Berlin après les discussions du week-end, mais la participation américaine reste incertaine. Trump serait frustré par les positions des deux présidents, Zelensky et Poutine.

Avis de transparence
Les informations présentées ici proviennent d’agences de presse et de sources internationales, ainsi que des parties impliquées dans le conflit en Ukraine. La vérification indépendante de ces informations est difficile.
À ne pas manquer
