Home Affaires[단독] Le ministère de la Sécurité alimentaire et pharmaceutique promeut un service de recherche lié à la « réglementation sur le renforcement de la peau des tissus humains »

[단독] Le ministère de la Sécurité alimentaire et pharmaceutique promeut un service de recherche lié à la « réglementation sur le renforcement de la peau des tissus humains »

by Amélie Bernard

Publié le 2 janvier 2026 à 12h57. Face à une utilisation croissante de boosters cutanés à base de tissus humains, le ministère sud-coréen de la Sécurité alimentaire et pharmaceutique (MFDS) va renforcer la recherche et la réglementation pour encadrer ce marché en plein essor et répondre aux préoccupations éthiques et de sécurité soulevées.

  • Le MFDS prévoit des études pour mieux comprendre les pratiques étrangères et adapter la législation.
  • Des doutes subsistent quant à la classification de ces produits : s’agit-il de dispositifs médicaux, de médicaments ou d’une autre catégorie ?
  • La responsabilité de la surveillance de ces produits était jusqu’à présent partagée entre le MFDS et le ministère de la Santé et du Bien-être social, une situation qui doit être clarifiée.

L’engouement récent pour les boosters cutanés à base de tissus humains a mis en lumière un vide juridique et des risques potentiels. Ces produits, souvent dérivés de dons de tissus post-mortem, sont commercialisés pour leurs propriétés régénératrices et anti-âge. Cependant, la législation actuelle ne précise pas clairement si l’utilisation de tissus humains à des fins esthétiques est autorisée, suscitant des interrogations éthiques et des inquiétudes quant à la sécurité des consommateurs.

Lors d’une inspection parlementaire en octobre dernier, des députés ont critiqué le MFDS pour son manque de contrôle sur ces produits. Le député Lee Su-jin (Parti démocrate de Corée) a notamment dénoncé l’utilisation de boosters d’ECM (matrice extracellulaire) à des fins cosmétiques, qualifiant cette pratique de « violation flagrante de la loi sur les tissus humains ».

« En regardant le contenu de la loi sur les tissus humains, je pense que c’est une violation flagrante de la loi sur les tissus humains d’utiliser des boosters d’ECM à des fins cosmétiques, qui sont obtenus en collectant la peau du cadavre, en la transformant en poudre, en la mélangeant dans une solution saline et en l’injectant. »

Lee Su-jin, député (Parti démocrate de Corée)

Un autre problème soulevé concerne l’absence de normes claires concernant les méthodes de transplantation et le manque de données sur la sécurité à long terme de ces produits. Contrairement aux médicaments ou aux dispositifs médicaux, les boosters cutanés à base de tissus humains ne sont pas soumis à des essais cliniques rigoureux avant leur commercialisation. Un responsable de l’industrie a expliqué que la réglementation actuelle, conçue pour des transplantations à des fins thérapeutiques, n’était pas adaptée à l’utilisation esthétique de ces tissus.

Le MFDS a annoncé qu’il allait mener des recherches approfondies pour évaluer les risques et les bénéfices de ces produits, en s’inspirant des pratiques étrangères. Le ministère de la Santé et du Bien-être social envisage également de promulguer de nouvelles lois pour établir un système de gestion de la sécurité plus strict.

« Nous prévoyons de poursuivre les services de recherche cette année pour enquêter sur les cas étrangers et améliorer le système. »

Un responsable du ministère de la Sécurité alimentaire et pharmaceutique

La question de savoir si ces boosters cutanés doivent être considérés comme des « greffes » de tissus humains est également au cœur du débat. Les autorités sanitaires doivent déterminer si les exigences réglementaires applicables aux greffes doivent également s’appliquer à ces produits cosmétiques.

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