Publié le 16 octobre 2025 à 23h19. La guerre des fonctionnalités fait rage sur le marché du streaming musical. Apple, avec sa dernière mise à jour d’Apple Music, tente de se différencier en misant sur l’expérience utilisateur plutôt que sur des prix toujours plus bas, une stratégie suivie par ses concurrents.
- Apple a dévoilé de nouvelles fonctionnalités pour Apple Music, notamment un mixage automatique de chansons et une traduction des paroles par intelligence artificielle.
- Les plateformes de streaming musicales coréennes, comme Melon, Genie Music et Flo, réagissent en introduisant des fonctions similaires.
- La concurrence s’intensifie avec l’évolution de YouTube Music et son offre combinée YouTube Premium.
La compétition sur le marché du streaming musical prend un nouveau tournant. Après une période dominée par la guerre des prix, grâce à des partenariats avec des opérateurs de télécommunications et des sociétés de cartes de crédit, l’accent se déplace désormais vers l’innovation et les fonctionnalités. Apple a donné le coup d’envoi avec une présentation détaillée le 16 octobre des améliorations apportées à Apple Music dans le cadre de la mise à jour iOS 26.
Cette mise à jour majeure vise à attirer les utilisateurs en proposant des outils pratiques et originaux, se distinguant ainsi des plateformes qui misent sur des offres groupées (comme YouTube Premium) ou des abonnements gratuits (Spotify). L’une des fonctionnalités les plus remarquables est « Auto Mix », qui assure une transition fluide entre les morceaux, comme si un DJ était aux commandes. Lors de la démonstration, il a été possible d’anticiper le rythme et le ton de la chanson suivante avant même que la précédente ne se termine, créant une expérience d’écoute continue et immersive. Par exemple, le passage de « Golden » à « I AM » d’Ive dans la bande originale de « K-Pop Demon Hunters » s’est fait de manière naturelle, les paroles de la chanson suivante se superposant harmonieusement au rythme de la première.
Consciente de l’intérêt croissant pour la musique internationale, Apple a également intégré une fonction de traduction des paroles assistée par intelligence artificielle. Cette fonctionnalité offre une traduction naturelle et précise, adaptant même les unités de mesure. Par exemple, le mot « mile » présent dans les paroles originales est automatiquement converti en « kilomètres » dans la version coréenne. De plus, pour les utilisateurs souhaitant chanter en langue étrangère, la prononciation des paroles est affichée phonétiquement.

Les plateformes nationales ne restent pas en marge de cette course à l’innovation. Elles réagissent en adoptant activement des fonctionnalités similaires à celles proposées par les géants internationaux comme Spotify et YouTube Music. Les tarifs mensuels des abonnements aux services de streaming musical étant relativement stables, oscillant entre 5 000 et 10 000 wons (environ 3,50 à 7 euros), l’objectif est de maintenir la compétitivité sans compromettre les fonctionnalités. En juillet dernier, Melon a lancé « DJ Malangi », un outil qui recommande de la musique en fonction de l’ambiance de la chanson écoutée ou de l’historique d’écoute de l’utilisateur. Genie Music a suivi en septembre avec la fonction « AI DJ », qui propose des chansons adaptées à la situation et à l’humeur du moment.
Les plateformes cherchent également à faciliter la transition des utilisateurs provenant d’autres services. Flo, par exemple, propose un outil permettant de rechercher plusieurs chansons simultanément en collant une photo ou un texte contenant une playlist depuis une autre plateforme.
La concurrence entre les plateformes de streaming musical devrait s’intensifier dans les mois à venir. YouTube Music, qui occupe actuellement la première place sur le marché coréen grâce à son offre YouTube Premium combinant la suppression des publicités sur YouTube et YouTube Music, devrait lancer un nouveau plan tarifaire pour se différencier davantage. Le choix des utilisateurs entre un abonnement combiné et un abonnement axé uniquement sur la suppression des publicités pourrait avoir un impact significatif sur la répartition des parts de marché.
Journaliste Kim Min-jeong [email protected]
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