Publié le 3 novembre 2025 à 20h45. Un policier de haut rang de l’île de Batam, en Indonésie, a été arrêté pour son implication présumée dans une extorsion d’un montant d’un milliard de roupies (environ 60 000 euros) auprès d’un habitant local.
- Un membre de la Direction de la recherche sur les stupéfiants de la police régionale des îles Riau a été interpellé.
- L’extorsion visait un habitant de Batam, Budiantojauhari, qui affirme avoir été menacé par un groupe se faisant passer pour des agents de l’Agence nationale indonésienne des stupéfiants (BNN).
- Une enquête interne a été ouverte par la police régionale pour déterminer l’étendue de l’implication du policier et les éventuelles sanctions.
L’affaire a éclaté après que Budiantojauhari ait dénoncé avoir été victime d’une extorsion par huit individus armés qui prétendaient appartenir à la BNN. Selon son témoignage, les malfaiteurs ont perquisitionné son domicile à la recherche de drogues, sans en trouver, avant de réclamer la somme d’un milliard de roupies.
La police régionale des îles Riau a confirmé l’arrestation d’Iptu TS, un officier de la Direction de la recherche sur les stupéfiants, et a ouvert une enquête approfondie menée par le service de la protection interne (Bid Propam). Le chef des relations publiques de la police régionale, Kombes Zahwani Pandra Arsyad, a déclaré que tous les faits seraient vérifiés avec rigueur.
« La personne concernée est examinée en profondeur par les enquêteurs de Bid Propam pour vérifier tous les faits et la vérité concernant la violation présumée. »
Kombes Zahwani Pandra Arsyad, chef des relations publiques de la police régionale des îles Riau
Bien que les détails du rôle exact de l’officier arrêté n’aient pas été divulgués, la police a assuré qu’elle prendrait des mesures sévères en cas de preuves d’abus de pouvoir. L’expulsion de la police est envisagée si les accusations sont confirmées.
Selon les premières informations, le groupe d’extorqueurs était composé de sept membres de l’armée et d’un policier. L’armée a également confirmé avoir été informée de l’affaire et a lancé sa propre enquête interne, menée par le service de police militaire (Pomdam).
« Nous avons lu les nouvelles, actuellement le Pomdam enquête sur l’affaire. »
Lieutenant-colonel Inf Muhammad Faisal Rangkuti, Kapendam XIX/Tuanku Tambusai
Budiantojauhari a raconté que les agresseurs avaient trouvé un sachet de plastique suspecté de contenir des stupéfiants, mais qu’il avait nié en être le propriétaire. Ils ont ensuite continué leurs recherches, sans succès, avant de réclamer une rançon. La victime a finalement remis 300 millions de roupies après avoir emprunté de l’argent à son beau-frère.
L’affaire soulève des questions sur la probité de certains membres des forces de l’ordre et sur la nécessité de renforcer les mécanismes de contrôle interne pour prévenir de tels abus.
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