Publié le 12 octobre 2025 à 13h35. Mis à jour à 15h35. Des affrontements violents ont éclaté ce dimanche à Vitoria entre des militants de la Phalange et des contre-manifestants, faisant au moins 27 policiers blessés et entraînant l’arrestation de 17 personnes.
- Au moins 17 personnes ont été interpellées suite aux troubles survenus lors d’une manifestation de la Phalange à l’occasion de la Journée du patrimoine hispanique.
- Une contre-manifestation d’une centaine de personnes cagoulées a dégénéré en affrontements sur la Place de La Provincia.
- Les unités anti-émeute de la police régionale (Ertzaintza) ont dû intervenir pour disperser les foules et des conteneurs ont été incendiés.
La journée, initialement consacrée à la commémoration de la Journée du patrimoine hispanique, a viré au chaos en raison de tensions préexistantes entre groupes d’extrême droite et d’extrême gauche. La Phalange espagnole du JONS avait appelé à un rassemblement sur la Place de La Provincia pour défendre « l’unité de l’Espagne ». Cette initiative a provoqué une réaction immédiate de la part de groupes de gauche radicale, notamment Jardun et Gazte Koordinadora Sozialista, qui ont organisé une contre-manifestation.
Les premiers incidents ont débuté lorsque les contre-manifestants, arrivés sur les lieux, ont commencé à lancer des objets – chaises prélevées dans les bars environnants et pierres – sur les manifestants de la Phalange et les forces de l’ordre. La police régionale a rapidement déployé sa Brigade Mobile (unité anti-émeute) pour tenter de contenir la situation, mais les affrontements se sont propagés aux rues adjacentes. Selon un bilan provisoire communiqué par le Gouvernement Basque, au moins 27 agents de la Ertzaintza ont été blessés lors des heurts. Des agents de santé ont été dépêchés sur place pour prendre en charge les victimes.
L’intervention des forces de l’ordre a finalement conduit à la dispersion des manifestants, mais non sans que des conteneurs ne soient incendiés dans la zone. Une enquête a été ouverte pour identifier les responsables des troubles et, à ce jour, 17 personnes ont été arrêtées pour trouble à l’ordre public. Jardun a annoncé l’organisation d’un nouveau rassemblement à 17h00, appelant à « détruire les forces répressives ».