Publié le 15 décembre 2025 à 21h03. Des affrontements entre manifestants pro-palestiniens et la police ont éclaté dimanche soir devant le Concertgebouw d’Amsterdam, lors d’une soirée de concerts de Hanoucca marquée par la polémique autour de la participation d’un chanteur israélien lié à l’armée.
- Vingt-deux personnes ont été arrêtées lors des manifestations, principalement pour des infractions mineures.
- La police a utilisé des matraques et des gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants pro-palestiniens.
- Les tensions sont liées à l’annulation initiale d’un concert et à la programmation ultérieure de représentations privées avec un chantre militaire israélien.
La salle de concert royale d’Amsterdam a été le théâtre de vives tensions dimanche soir, alors que des centaines de personnes se sont rassemblées pour protester contre la tenue de concerts de Hanoucca. La programmation de ces événements avait suscité une controverse le mois dernier, après l’annonce de l’annulation d’un concert initial en raison des liens de l’artiste invité avec les Forces de défense israéliennes (FDI).
Shai Abramson, chantre en chef des FDI, devait initialement participer à un concert public. Face à la levée de boucliers, un compromis a été trouvé : un concert public de Hanoucca sans Abramson a été maintenu, tandis que des représentations privées plus restreintes avec le chanteur ont été organisées en journée. Cette solution n’a cependant pas apaisé les tensions.
Des dizaines de manifestants pro-palestiniens se sont rassemblés devant le Concertgebouw, rejoignant un important contingent de partisans d’Israël. Des échauffourées ont rapidement éclaté entre les deux groupes et les forces de l’ordre. Selon un communiqué de la police néerlandaise, les manifestations se sont globalement déroulées sans incident majeur, malgré l’usage de matraques et le lancement de plusieurs fumigènes par les manifestants. Un policier a été légèrement blessé lors des affrontements.
Amsterdam est le théâtre de mouvements militants pro-palestiniens actifs, qui ont déjà été impliqués dans des incidents avec la police, notamment lors des occupations étudiantes en 2024 et autour d’un match de football du Maccabi Tel Aviv l’année dernière, au cours duquel des supporters juifs ont été victimes d’agressions.
Pour aller plus loin
