Home Affaires3 ETF d’énergie alternative qui écrasent le marché cette année

3 ETF d’énergie alternative qui écrasent le marché cette année

by Amélie Bernard

Malgré un contexte économique difficile, les énergies renouvelables continuent de dominer la croissance de la capacité énergétique aux États-Unis. Si le secteur a connu des contretemps en 2025, certains segments, comme l’énergie nucléaire et l’hydrogène propre, attirent particulièrement l’attention des investisseurs.

Le secteur des énergies renouvelables a été confronté à des vents contraires en 2025, notamment la fin de certains crédits d’impôt et l’introduction de nouvelles réglementations. Conséquence directe, les investissements dans l’éolien et le solaire ont reculé de 18 % sur un an au cours du premier semestre 2025. Néanmoins, la capacité énergétique installée aux États-Unis reste majoritairement issue des sources renouvelables, avec plus de 30 gigawatts ajoutés depuis le début de l’année jusqu’en septembre.

Les experts anticipent une poursuite du développement des énergies renouvelables en 2026, malgré les perturbations des chaînes d’approvisionnement, les incertitudes liées aux tarifs et l’évolution du paysage politique. L’énergie nucléaire et l’hydrogène propre se distinguent comme des opportunités d’investissement prometteuses, stimulées par la demande croissante des centres de données et un soutien politique plus large.

À ce stade, trois fonds négociés en bourse (ETF) méritent l’attention des investisseurs.

URA : un ETF axé sur l’uranium

Le fonds Global X Uranium (NYSE 🙂 offre une exposition ciblée à la reprise attendue de la demande d’uranium. Les estimations prévoient un doublement du nombre de réacteurs d’ici 2040, ce qui rend URA particulièrement attractif pour les investisseurs souhaitant s’exposer à un portefeuille composé de 50 actions liées à l’uranium.

Le fonds est fortement concentré sur deux acteurs majeurs du secteur : Cameco (NYSE 🙂 et Oklo (NYSE :), qui représentent respectivement 22 % et 14 % de ses actifs. URA détient également une part du Sprott Physical Uranium Trust Fund, offrant une exposition à l’uranium physique. Environ les deux tiers des entreprises composant le fonds sont basées au Canada ou aux États-Unis, deux centres névralgiques de l’industrie de l’uranium.

URA a enregistré une performance remarquable cette année, avec une hausse d’environ 87 % depuis le début de l’année. Malgré un ratio de frais de 0,69 %, considéré comme élevé, les investisseurs qui anticipent la poursuite de cette tendance pourraient trouver le coût justifié.

NLR : une exposition plus large au nucléaire à moindre coût

Pour ceux qui recherchent une alternative moins coûteuse à URA, le fonds VanEck Uranium + Énergie Nucléaire (NYSE 🙂 constitue une option intéressante. NLR est un ETF mondial qui couvre l’ensemble de l’industrie de l’énergie nucléaire, des sociétés minières aux constructeurs de réacteurs, en passant par les producteurs d’énergie nucléaire.

Bien que sa stratégie soit large, le portefeuille de NLR est plus restreint que celui d’URA, avec seulement 27 participations. Plus de la moitié de ses actifs sont concentrés dans seulement 10 entreprises. NLR reste néanmoins une option populaire pour les investisseurs souhaitant une exposition globale à l’industrie nucléaire, tandis que ceux privilégiant une stratégie axée sur l’uranium pourraient préférer URA.

NLR a également affiché de bons résultats cette année, avec une augmentation d’environ 74 % depuis le début de l’année. Ses frais annuels s’élèvent à 0,56 %, ce qui reste élevé pour un ETF à gestion passive, mais compétitif dans le secteur des fonds d’énergie nucléaire.

HYDR : un pari sur le potentiel de l’hydrogène

L’hydrogène propre présente un potentiel de croissance considérable, avec une production qui devrait être multipliée par 28 au cours des cinq prochaines années. Le fonds Global X Hydrogène (NASDAQ 🙂 est actuellement le seul ETF purement dédié à l’hydrogène et pourrait bénéficier pleinement de cette croissance.

Cependant, les investisseurs doivent être conscients que ce fonds est relativement petit (avec 81 millions de dollars d’actifs gérés) et présente un volume de transactions mensuel moyen faible (environ 71 000), ce qui implique un risque plus élevé que d’autres options dans le domaine des énergies alternatives. Le portefeuille d’HYDR est restreint, reflétant la taille limitée du marché de la technologie et de la production d’hydrogène propre. Il ne comprend que 26 titres, dont les deux principaux représentent à eux seuls la moitié des fonds investis.

Néanmoins, les investisseurs prêts à prendre des risques pourraient être séduits par les rendements importants d’HYDR, qui ont augmenté d’environ 104 % depuis le début de l’année. De plus, son ratio de frais de 0,50 % est inférieur à celui des deux autres ETF mentionnés.

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