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45% de toutes les démences sont évitables

by Sophie Martin

Publié le 29 septembre 2024 15:37:00. De nouveaux facteurs de risque de démence, tels que le cholestérol élevé et les troubles de la vision non corrigés, ont été identifiés par la Commission Lancet, soulignant l’importance de la prévention tout au long de la vie. Selon ce rapport, près de la moitié des cas de démence pourraient être évités grâce à une action systématique sur ces facteurs.

  • Le taux de cholestérol LDL élevé (à partir de 40 ans) et la perte de vision non traitée sont désormais reconnus comme des facteurs de risque de démence.
  • La prévention de la démence repose sur 14 facteurs de risque modifiables, agissant dès l’enfance et tout au long de la vie.
  • 45 % des cas de démence pourraient théoriquement être évités en agissant sur ces facteurs, soit une augmentation de 5 points de pourcentage par rapport aux estimations précédentes.

La Commission Lancet, un groupe international d’experts en prévention de la démence, a élargi sa liste des facteurs de risque modifiables, passant de douze à quatorze. Cette mise à jour, publiée en juillet 2024, met en lumière l’importance de la santé physique et de la vision pour la santé cognitive.

Le cholestérol LDL, souvent qualifié de « mauvais » cholestérol, représente à lui seul environ 7 % de tous les cas de démence. Des taux élevés de LDL peuvent favoriser la formation de dépôts de protéines nocives dans le cerveau, une caractéristique de la maladie d’Alzheimer. De même, une déficience visuelle non corrigée, qui affecte environ 2 % de la population mondiale, peut entraîner un isolement social et une diminution de la stimulation cognitive, augmentant ainsi le risque de démence. Ensemble, ces deux facteurs représentent 9 % des cas de démence.

La liste complète des 14 facteurs de risque souligne que la prévention de la démence est un processus continu, débutant dès l’enfance et se poursuivant tout au long de la vie. Parmi ces facteurs, on retrouve le manque d’éducation, l’hypertension artérielle, l’obésité, la consommation excessive d’alcool, les traumatismes crâniens, la perte auditive, le tabagisme, la dépression, l’isolement social, le manque d’exercice, le diabète, la pollution atmosphérique et, désormais, le cholestérol élevé et les troubles de la vision.

Selon le Professeur Stefanie Riedel-Heller de l’hôpital universitaire de Leipzig, même des améliorations modestes dans la gestion de ces facteurs de risque peuvent avoir un impact significatif.

« Les valeurs maximales théoriques sont rarement atteintes, mais des améliorations réalistes ont déjà un grand impact. »

Prof. Stefanie Riedel-Heller, Hôpital universitaire de Leipzig

Cette découverte place les médecins généralistes en première ligne pour la prévention de la démence, les incitant à surveiller de près les taux de cholestérol et à dépister les troubles de la vision. Elle souligne également la nécessité d’investissements politiques dans l’éducation, la qualité de l’air et l’accès aux soins de santé.

Les chercheurs envisagent déjà d’autres facteurs de risque potentiels, notamment le manque de sommeil, qui pourrait être officiellement reconnu à l’avenir.

Pour ceux qui souhaitent renforcer activement leur santé cognitive, un guide PDF gratuit intitulé « Entraînement cérébral facile » est disponible ici. Ce guide propose 7 secrets, 11 exercices quotidiens et un test d’auto-évaluation pour améliorer la concentration, la mémoire et réduire le risque de démence.

En conclusion, la démence n’est pas une fatalité. Des choix de vie conscients, de l’alimentation à l’activité physique, peuvent influencer positivement la santé du cerveau tout au long de la vie. Pour une société vieillissante, ce constat offre un nouvel espoir : la démence est souvent le résultat de facteurs de vie modifiables, et non un destin inéluctable.

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