Til monte dans Le sentiment nationaliste depuis la deuxième inauguration de Donald Trump a été extraordinaire. Les drapeaux volent plus haut. Les discours politiques se penchent plus fort sur les «valeurs canadiennes».
Le nationalisme est intrinsèquement intéressant. Il existe des variétés: gauche, droite, civique, ethnique. Il existe différentes définitions concurrentes. Il y a des manifestations bénignes, si écoeurantes et malignes. En tant que sentiment et engagement, il est important d’examiner et de comprendre le nationalisme, car c’est aussi une sorte de monnaie qui peut être dépensée, ou une force qui peut être mobilisée, et pas nécessairement pour de bon. En effet, le nationalisme est souvent mobilisé sans fin de destructeur. Certains soutiennent que le nationalisme est intrinsèquement mauvais ou, du moins, suspect. Et en ce moment, le Canada est moche avec les trucs – et des publicités qui cherchent à en capitaliser.
J’ai regardé beaucoup de hockey ces derniers temps. Cela signifie que j’ai vu une tonne d’annonces. J’ai remarqué une augmentation des publicités inspirées du nationalisme et d’autres publicités: Tim Hortons (naturellement), Quaker Oats et Pizza Pizza me sont démarqués. Chacun tenait à souligner un peu du Canada: ses caractéristiques, ses tropes, ses institutions, peu importe. Sur les planches de la patinoire lors du troisième match de la finale de la charge – Frost, au Minnesota, la diffusion TSN a présenté des publicités numériques mettant en évidence comment Pizza Pizza était «en fait canadien». Je suppose que par opposition au figuré canadien? Nous avons commandé des sandwichs.
L’adoption par le marché libre de – ou de l’enthousiasme accru pour – le nationalisme canadien est lui-même un phénomène intéressant dans la mesure où il représente la marchandisation du sentiment qui peut avoir des effets économiques et politiques. Ce n’est pas une nouvelle pratique. Mais la vitesse et l’échelle ont été remarquables, en ligne et hors ligne. Le pur gal des annonceurs dans certains cas, comme des multinationales étrangères qui sautent dans le train en marche, a été divertissante – si c’est le bon mot. L’effet économique plus large est également fascinant, car le sentiment des consommateurs prend forme et est capturé. Certaines sociétés de divertissement, comme Corus, voient même un Augmentation possible des revenus de la tendance.
Un point à retenir immédiatement du Nationalist Ad Blitz est que à peu près tout peut être détourné et marchandifié à but lucratif dans un système de marché – et sera donc, dans les bonnes conditions. Si le phénomène est fortement chargé d’émotion, tant mieux pour les annonceurs. Nous poursuivons tous et achetons, un sentiment, non? Et les gens aiment sentir qu’ils font partie de quelque chose, y compris une foule, ou, mieux encore, un mouvement. Acheter 100% de pizza canadienne est un acte patriotique!
Je ne déteste pas intrinsèquement les publicités, pas du moins par réflexe, comme certains le font. Je déteste être constamment bombardé avec eux quand je suis sorti pour regarder un film ou un jeu de hockey, mais mon irritation est moins fonction de leur être d’annonces et plus l’un de leurs êtres Tant d’entre eux. Dans le cas des publicités capitalisant sur le sentiment nationaliste, je suis plus curieux: travaillent-ils? À l’échelle? Les consommateurs interrogent-ils, du tout, les complexités de ces entreprises essayant de les manipuler ou de leur vendre un sentiment d’appartenance saccharine, surtout s’ils sont des entreprises étrangères, même américaines,? N’est-ce pas au moins un peu drôle?
La montée en puissance des publicités inspirées du nationalisme reflète également une lutte sur qui obtient un morceau de ce moment, à quelle fin et à quelle forme. Les entreprises qui essaient de faire un renforcement des vagues de drapeau et d’autres mobilisations du nationalisme ne s’excluent pas mutuellement, mais leurs constructions spécifiques du Canada peuvent être en contradiction avec les autres itérations, en particulier plus critiques. Aucune entreprise ne diffuse des publicités de bien-être sur la médecine du couloir, par exemple. Aucune entreprise n’essaie de vous rappeler que des millions de bons gens qui aimaient le drapeau, aiment le pepperoni, sont à un ou deux chèques de paie loin du dénuement. Aucune entreprise n’essaie d’inciter une sensation chaleureuse et floue en disant que leur magasin de café local est sur des terres indigènes non cedées. Ce seraient des publicités assez inefficaces.
Différentes conceptions ou mobilisations du nationalisme canadien peuvent ne pas être nulles en tant que telles, mais elles pourraient être car elles rivalisent pour notre attention et notre compréhension de ce qu’est le Canada, ce que cela signifie, comment cela fonctionne et ce que nous devrions faire à ce sujet. Si nous croyons en la version Norman Rockwell North (qui serait-ce?) Le Canada nous a été alimenté par une chaîne de café, cela nous rend-il moins disposés à reconnaître et à résoudre nos lacunes sérieuses et persistantes en tant que pays? Si j’ai commandé ma pizza à 100% canadienne, est-ce suffisant? Qu’attendez-vous d’autre que je fasse?
Le danger d’aplatir le nationalisme et de faire un projet de marque est qu’il risque de déplacer le projet politique. Le nationalisme en tant que campagne de marketing est de loin préférable à un projet ethnique chauvin de politique d’exclusion et d’apagnols pour l’État et ses entreprises. Mais le premier réduit également la citoyenneté dans une communauté civique nationale à des expositions de consommation, un pays comme véhicule pour le placement des produits. Peut-être plus précisément, ce ne sont pas nos seules options. Nous pourrions choisir un nationalisme civique centré sur la justice et l’égalitarisme, un engagement communautaire à vénérer les soins les uns envers les autres à grande échelle. Cela ne tiendrait pas sur un panneau d’affichage, mais il n’aurait pas à le faire.
Adapté de « À qui appartient le nationalisme canadien?»Par David Moscrop (Sublack). Réimprimé avec la permission de l’auteur.
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2025-07-01 10:30:00