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Toutes les promesses vertes de Google ont trahis

Malgré l'objectif d'émission zéro d'ici 2030, les émissions de Google ont augmenté de 65% de 2019 à 2024 et 1 515% depuis 2010, tandis que la consommation d'énergie des centres de données pour le développement de l'intelligence artificielle…

Malgré l’objectif d’émission zéro d’ici 2030, les émissions de Google ont augmenté de 65% de 2019 à 2024 et 1 515% depuis 2010, tandis que la consommation d’énergie des centres de données pour le développement de l’intelligence artificielle a augmenté de 820%. Le rapport de Kairos Fellowship Shop Big G. Faits, chiffres et commentaires

En 2021, Google avait annoncé avec une grande importance l’objectif des émissions zéro d’ici 2030. Un objectif ambitieux, présenté comme faisant partie intégrante de l’engagement du géant technologique vers un avenir plus durable. Mais après quelques années, les données racontent une histoire très différente.

Émissions en fonction de la désint

Selon le dernier relation De la durabilité publiée par Google, les émissions de carbone de la société ont augmenté de 51% entre 2019 et 2024. Une croissance inquiétante, surtout si nous considérons que la période coïncide avec la phase dans laquelle l’entreprise aurait dûment réduit son impact environnemental. Et rendre l’image encore plus alarmante est une analyse indépendante menée par le groupe à but non lucratif Bourse kairos et signalé par Gardienqui estime une réelle augmentation de 65% au cours de la même période.

Une expansion énergétique sans précédent

Le moteur principal de cette augmentation est le développement de l’intelligence artificielle, qui nécessite des infrastructures de plus en plus complexes et des centres de données à forte consommation d’énergie. Selon Kairos, l’énergie utilisée par Google pour alimenter ses centres de données a augmenté de 820% de 2010 à aujourd’hui. Entre 2019 et 2024, les émissions liées à l’électricité pour ces structures ont augmenté de 121%.

« En termes absolus – a expliqué Nicole Sugerman, directrice de campagne de Kairos – cela équivaut à une augmentation de 6,8 Teramo, égal à la consommation annuelle d’énergie de l’ensemble de l’État de l’Alaska ajouté à la consommation pré-existante de Google ».

Une question de méthodologie

Une partie de l’écart entre les données officielles de Google et celles calculées par Kairos est due à l’utilisation de différentes méthodologies. Google adopte le critère des « émissions basées sur le marché », qui tient compte de l’énergie achetée pour compenser les émissions, même si cela n’est pas vraiment utilisé dans les endroits où l’entreprise opère. Kairos utilise plutôt « les émissions basées sur la localité », qui reflètent les véritables sources d’énergie des territoires dans lesquels se trouvent les infrastructures de l’entreprise.

« Les émissions basées sur l’emplacement représentent l’impact réel d’une entreprise sur le Ressel Franz Ressel, chercheur en chef et co-auteur des relations, tandis que ceux basés sur le marché sont un indicateur plus favorable aux entreprises, mais moins transparent d’un point de vue environnemental ».

Seulement 0,31% des émissions réduites

Le rapport met également en évidence une autre criticité: Google a considérablement réduit uniquement les émissions de type Scope 1, ou les émissions directes de ses bâtiments et véhicules. Mais ce ne représente que 0,31% des émissions totales de l’entreprise. Les émissions de Scope 2, liées à l’achat d’électricité, et les balais 3, qui comprennent les fournisseurs, les appareils utilisés par les clients et les voyages des employés, augmentent clairement.

Le problème de l’eau et l’impact sur les territoires

En plus de l’énergie, la consommation d’eau croissante de Google s’inquiète également. Entre 2023 et 2024, le retrait de l’eau a augmenté de 27%, atteignant 50 milliards de litres. Selon le rapport de Kairos, cette quantité serait suffisante pour couvrir la nécessité d’une eau potable de 2,5 millions de personnes pendant près de deux mois, égale à la population de Boston et de l’environnement.

Critiques du récit « vert » de Google

Kairos accuse Google d’utiliser des récits environnementaux optimistes pour détourner l’attention de l’augmentation des émissions en termes absolus. Par exemple, la société a souligné qu’elle avait amélioré 50% de l’efficacité énergétique de ses centres de données au cours des 13 dernières années. Mais selon le rapport, ce chiffre est trompeur car au cours de la même période, la consommation globale d’énergie a augmenté de 1 282%.

Est le futur nucléaire? Doubts d’experts

Afin de respecter les engagements pris pour 2030, Google se concentre également sur des sources d’énergie non conventionnelles, comme l’énergie nucléaire. Cependant, pour les experts de Kairos, cette stratégie est basée sur des technologies spéculatives dont la mise en œuvre à grande échelle est encore loin. « S’appuyer sur l’énergie nucléaire en tant que solution à court terme n’est pas réaliste – lit le rapport – et risque de déplacer l’attention des mesures les plus urgentes et concrètes ».

La pression croissante sur les grandes technologies et les promesses trahis

La question de l’impact environnemental des centres de données ne concerne pas seulement Google. Amazon, Microsoft et d’autres grands techniciens sont également sous pression des actionnaires, des employés et des organisations environnementales. Une récente lettre ouverte publiée dans d’importants journaux américains a demandé au PDG des trois sociétés de ne pas construire de nouveaux systèmes alimentés par le gaz ni de retarder la fermeture des centrales à charbon.

« Le problème – a conclu Sugerman – n’est pas seulement ce que Google consomme, mais le fait que notre planète ne peut pas soutenir ce rythme d’expansion numérique. Il n’y a pas d’énergie propre suffisante pour couvrir la question actuelle, sans parler de l’avenir ».

Avec l’intelligence artificielle destinée à croître de façon exponentielle dans les années à venir, le défi de la durabilité technologique semble plus urgent que jamais. Et Google, avec ses données de plus en plus éloignées des engagements pris, les risques devenant le symbole d’une promesse verte non réalisée.

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À propos de l’auteur: Thomas Caron

Thomas Caron couvre les technologies, les sciences, l’intelligence artificielle et l’innovation. Il explique les nouveautés sans jargon inutile et distingue les annonces spectaculaires des avancées réellement établies.