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Oui, le comité fait la publicité avec la position fausse Badran- «Sauerei»

Lorsqu’elle s’exprime sur les questions de vie et fiscales, la conseillère nationale Jacqueline Badran attire l’attention. Le comité “oui, pour abolir la propre valeur de location” a tenté de profiter de cette popularité. Il y a quelques jours,…

Oui, le comité fait la publicité avec la position fausse Badran- «Sauerei»

Lorsqu’elle s’exprime sur les questions de vie et fiscales, la conseillère nationale Jacqueline Badran attire l’attention. Le comité “oui, pour abolir la propre valeur de location” a tenté de profiter de cette popularité.

Il y a quelques jours, le comité a publié plusieurs messages sur Facebook et Instagram, parfois accompagnés de sommes importantes en francs. Un article affirmait par exemple : “Badran est contre la valeur de location”, avec une photo de la politicienne SP et le logo du comité.

Pour certains utilisateurs, cette utilisation supposée de Badran pour l’abolition de la valeur de location a été bien accueillie, avec des commentaires tels que : « Elle reste raisonnable. Pas comme la gauche idéologique à la direction du parti SP » ou « Merci pour votre oui Badran ».

Le problème ? Badran n’est absolument pas favorable à l’abolition de la propre valeur locative, comme le suggèrent ces publications. Elle a voté contre ce modèle au Parlement.

Badran : “C’est un scandale”

Au téléphone, la conseillère nationale zurichoise SP est claire : « C’est un scandale, c’est inacceptable. J’ai voté non au Parlement. » Elle dénonce un « abus de mon intégrité politique » et exige :

« Ils devraient immédiatement retirer cela et le corriger. »

Les publications du comité font référence à une interview dans Blick, dans laquelle Badran avait déclaré : « Si vous voulez que le système change, alors tel qu’il est maintenant. » Cependant, la suite de sa réponse, où elle affirmait qu’elle se battrait pour un non car « les prix ont explosé », a été omise.

Initialement, l’initiative parlementaire avait pour objectif un changement complet du système, mais uniquement à condition que la réforme reste neutre sur le plan budgétaire. « Et ce n’est pas le cas. J’ai toujours dit : quand les prix sont élevés, je suis contre », explique-t-elle à Watson.

Badran met en garde contre environ deux milliards de francs de pertes fiscales annuelles. Ces revenus réduits affecteraient en fin de compte les entreprises de taille moyenne et, en particulier, les locataires qui ne bénéficieraient pas de la réforme. Les propriétaires, quant à eux, profiteraient de nouveaux privilèges, creusant davantage le fossé entre l’accession à la propriété et la location.

« Ce sont précisément ces cercles qui souhaitent accorder un privilège fiscal supplémentaire aux propriétaires, alors qu’ils bloquent depuis longtemps toute amélioration pour les locataires. »

Badran souligne qu’elle combat depuis des années les nouveaux privilèges fiscaux pour les riches. Il est d’autant plus difficile que son nom soit désormais utilisé à mauvais escient pour un modèle qui offre précisément de tels privilèges.

« Cela m’affecte également car je travaille depuis des années pour que davantage de personnes puissent devenir propriétaires. Mais ce modèle fait grimper les prix de l’immobilier et encore moins de personnes pourront se permettre d’acheter une maison. » C’est pourquoi elle ne dirait jamais oui à ce modèle.

Avocat des médias : “Cela ne fonctionne pas”

Urs Saxer, professeur de droit des médias à l’Université de Zurich, estime que ces agissements sont clairement inacceptables. Il déclare à Watson :

« Cela ne fonctionne pas. C’est une atteinte à la personnalité car on attribue à Mme Badran une position politique qu’elle n’a absolument pas. »

Il est crucial de savoir comment cela est perçu par le public : « Si un lecteur moyen a l’impression que Mme Badran fait de la publicité pour l’abolition de la propre valeur de location, alors c’est une atteinte à la personnalité. Et les publications ont exactement cet effet, comme le montrent les commentaires. »

Selon Saxer, le comité devrait supprimer les publications dès que Badran le demande. Un politicien doit supporter davantage en tant que personnage public. « Mais l’utilisation de sa photo dans un tel contexte n’est bien sûr pas possible. Dans ce cas, elle peut également revendiquer son droit à l’image », explique Saxer.

Le secrétariat du comité JA a renvoyé vers le coprésident Gregor Rutz pour obtenir des informations sur la campagne. Le conseiller national SVP n’a pas encore répondu à plusieurs demandes.

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À propos de l’auteur: Nicolas Lefèvre

Nicolas Lefèvre couvre l’actualité française, de la vie politique aux questions sociales et économiques. Il privilégie les explications claires, les faits datés et les informations directement utiles au lecteur.