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Le couple «  vivant sur le temps emprunté  » ne parvient pas à faire approuver les dispositions d’insolvabilité – le Irish Times

Publié le 28 septembre 2023 13:27:00. Un couple du comté de Kilkenny a vu sa demande d'accord de restructuration de dette personnelle (ARP) rejetée par la Haute Cour, mettant en péril leur capacité à conserver leur logement face…

Le couple «  vivant sur le temps emprunté  » ne parvient pas à faire approuver les dispositions d’insolvabilité – le Irish Times

Publié le 28 septembre 2023 13:27:00. Un couple du comté de Kilkenny a vu sa demande d’accord de restructuration de dette personnelle (ARP) rejetée par la Haute Cour, mettant en péril leur capacité à conserver leur logement face à une dette hypothécaire importante.

  • La demande d’ARP visait à réduire une dette hypothécaire de 361 000 € à 303 000 € sur une période de 32 ans.
  • Le juge Alexander Owens a estimé que les conditions proposées, incluant une période de remboursement quasi sans intérêt, étaient inabordables et spéculatives.
  • Le couple avait accumulé des arriérés de plus de 91 000 € et avait peu interagi avec son créancier jusqu’à la menace d’expulsion.

La Haute Cour a refusé de valider l’accord de restructuration de dette personnelle (ARP) proposé par Andrew et Fiona Maloney, résidant à Kiltorcan, Ballyhale, et parents de quatre enfants. Le couple espérait alléger le fardeau de leur hypothèque de 361 000 € en la réduisant à 303 000 € et en étalant les remboursements sur 32 ans.

Selon le juge Alexander Owens, l’ARP proposé équivalait à une hypothèque à taux d’intérêt nul pendant 17 ans. Le plan prévoyait que, après 32 ans de paiements mensuels, la dette restante serait réglée par la vente ou la mise en hypothèque de leur maison, estimée à 365 000 €. Le tribunal devait transformer une hypothèque classique en une hypothèque « seule des intérêts » pour 303 000 € de l’emprunt initial, sans remboursement du capital pendant une longue période.

Le créancier, dont le nom n’a pas été divulgué dans le jugement, avait obtenu une ordonnance de possession contre les Maloney en 2016 et avait tenté de l’exécuter en 2022, après la levée des restrictions liées à la pandémie de Covid-19. Le juge a souligné que le couple avait maintenu un « très faible niveau d’engagement » avec son créancier, profitant d’une situation de « temps emprunté » pendant près d’une décennie. Pendant que le créancier était lent à agir, les Maloney ont pu continuer à vivre dans leur maison sans rembourser intégralement leurs prêts.

Andrew Maloney a 50 ans, Fiona Maloney 45 ans, et ils ont quatre enfants à charge. Le juge a estimé que les preuves soumises ne démontraient pas que le couple disposerait de ressources suffisantes pour respecter les termes de l’ARP. Il a également jugé que leur historique de paiement était déficient et qu’un nouveau défaut de paiement était « plus probable qu’improbable » à court et moyen terme.

Le juge a exprimé son scepticisme quant à la prévision de leur praticien d’insolvabilité personnelle selon laquelle la valeur des capitaux propres de la maison augmenterait de plus de 371 000 € d’ici 2054, date à laquelle le solde du prêt restructuré serait dû. Il a qualifié cette estimation de « spéculation », tout comme les suggestions selon lesquelles le couple serait en mesure de refinancer, de vendre sa maison et d’acquérir un logement moins cher à l’avenir.

Dans son jugement, le juge a conclu que les débiteurs n’avaient pas satisfait aux exigences de la loi sur les ARP et a rejeté leur appel contre la décision de la Cour de circuit de refuser l’accord. Il a noté que les arriérés hypothécaires, incluant les intérêts impayés, s’élevaient à environ 91 189 € au moment de l’évaluation de la dette.

L’ARP proposée prévoyait une période initiale d’un an pendant laquelle la majeure partie des revenus disponibles du couple serait consacrée aux frais de leur praticien d’insolvabilité personnelle (PIP), avec un « très faible » dividende versé à certains créanciers non garantis et aucun paiement sur leur prêt hypothécaire, les intérêts continuant à courir. Après 12 mois, les versements hypothécaires mensuels seraient de 1 100 €, puis réduits à 900 € après la cinquième année, augmentant à 1 400 € entre les années 12 et 19, et chutant à 750 € pour les 12 dernières années. Cette structure transformerait effectivement l’emprunt en une hypothèque à taux d’intérêt nul pendant 17 ans.

La maison du couple représente actuellement le seul actif disponible pour rembourser la dette restante après 32 ans. Le juge a également souligné que, compte tenu des directives actuelles sur les dépenses de subsistance raisonnables, l’ARP entraînerait un déficit mensuel compris entre 132 et 622 € pour le couple et ses enfants pendant les sept premières années du prêt hypothécaire restructuré.

Bien que le juge ait reconnu que le couple avait effectué des paiements mensuels de 1 450 € depuis l’obtention de son certificat de protection il y a deux ans, il a souligné que ces paiements intervenaient dans un contexte de « gros arriérés », dont les raisons n’avaient pas été expliquées.

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À propos de l’auteur: Amélie Bernard

Amélie Bernard traite l’économie, les entreprises, les marchés et les transformations du travail. Son approche relie les chiffres, les décisions publiques et leurs effets dans la vie quotidienne.